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Les lamelles luminescentes ne sont pas la seule caractéristique intéressante du pleurote de l'olivier.

Noah Siegel/Wikimedia Commons CC BY-SA 3.0

(sda-ats)

Des chercheurs de l'EPFZ ont découvert qu'une enzyme du pleurote de l'olivier pourrait servir à développer ou améliorer des médicaments. Ce champignon luminescent l'utilise pour se défendre contre des vers parasites.

Les champignons sont un véritable réservoir de substances intéressantes, a indiqué lundi l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un communiqué. C'est valable pour le pleurote de l'olivier (Omphalotus alearius), un champignon des régions méditerranéennes dont les lamelles sont luminescentes la nuit.

L'équipe de Markus Künzler a découvert que ce pleurote possède une enzyme nommée OphA qu'il utilise pour créer des toxines afin de ses défendre contre les vers nématodes. Pour ce faire, il attache à un peptide des "groupes méthyles".

Ce processus appelé méthylation est également très utile pour conférer certaines propriétés pharmacologiques à des médicaments. Et OphA présente l'avantage de ne pas être très sélectif quant aux peptides qu'il modifie, rapportent les chercheurs dans la revue Nature Chemical Biology.

"En produisant par biotechnologie différents peptides de départ, puis en les faisant modifier par OphA, nous pourrions théoriquement créer des peptides entièrement nouveaux avec des propriétés intéressantes", estime M. Künzler, cité dans le communiqué. Par exemple de nouveaux principes actifs contre le cancer.

Des peptides de champignons sont déjà utilisés dans la pratique médicale. Le plus connu est la ciclosporine A, un agent immunosuppresseur employé depuis les années 1980, notamment lors de transplantations d'organes ou dans le cas de maladies auto-immunes. Or ce peptide porte le même type de groupe méthyle que l'omphalotine A du pleurote de l'olivier.

Les scientifiques ont d'ores et déjà déposé une demande de brevet. Ils doivent toutefois encore démontrer la faisabilité de la chose, conclut l'EPFZ.

ATS