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La montagne de téléviseurs et de postes radio au rebut vise à montrer la force destructrice de l'initiative "No Billag", soumise au peuple le 4 mars.

Comité "Nein zum Sendeschluss"

(sda-ats)

"Moins de diversité, moins de Suisse": c'est sous ce slogan qu'un comité alémanique lance sa campagne contre l'initiative populaire "No Billag". En votation le 4 mars, cette dernière exige la suppression de la redevance radio-TV.

L'affiche du comité "Nein zum Sendeschluss" ("Non à la fin des programmes"), présentée vendredi devant les médias à Berne, est explicite: elle présente un amas de téléviseurs et de radios mis au rebut. Le but est de montrer la force destructrice de cette initiative "formulée de manière radicale".

Le comité, indépendant des partis politiques et issu principalement du monde des médias alémaniques, a récolté 920'000 francs de dons pour financer sa campagne. Outre les affiches, qui seront placardées dès le 15 janvier, il s'engage sur les réseaux sociaux et publiera aussi un journal dans la phase finale de la campagne.

"Cette initiative ferait disparaître la SSR ainsi que 34 stations de radio et télévision privées, car elle les priverait de leur base financière", a dit Diego Yanez, directeur l'école de journalisme alémanique MAZ, selon le communiqué. De nombreux contenus suisses seraient perdus, par exemple le film "Heidi" ou la retransmission des courses de ski du Lauberhorn.

Dans la petite Suisse, avec ses quatre régions linguistiques, le marché télévisuel ne fonctionne pas, a ajouté M. Yanez. "Les coûts fixes pour une émission d'information sont identiques, qu'elle soit produite pour 5,5 millions de personnes en Suisse alémanique ou pour 82 millions de personnes en Allemagne".

Stations régionales aussi menacées

Sans la redevance, les émissions d'information des stations régionales ne pourraient plus être financées non plus, a dit André Moesch, président de TeleSuisse, l'Association des télévisions régionales suisses, et directeur de deux médias privés alémaniques. Les programmes régionaux sont un complément idéal à ceux de la SSR, selon lui.

Les correspondants de la SSR contribuent par ailleurs à la cohésion nationale et à la compréhension entre les différentes régions linguistiques, a souligné pour sa part Emilia Pasquier, directrice du Forum de politique étrangère foraus.

Autrefois, les initiatives populaires étaient un moteur de la démocratie, a rappelé Mark Balsiger, directeur de la campagne du comité "Nein zum Sendeschluss". "'No Billag' en revanche ne propose rien d'innovant, au contraire: elle est destructrice et ainsi anti-suisse".

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ATS