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Un refus du projet de promotion des réseaux de soins le 17 juin provoquerait un blocage en matière de politique de santé. Fort de cet avis, un comité composé d'organisations de patients et de consommateurs, de médecins de famille et de la Société des pharmaciens appelle à voter "oui".

Le projet de loi sur les réseaux de soins devrait entraîner nettement plus d'avantages que d'inconvénients pour les assurés, a affirmé le vice-président de la Fédération suisse des patients et conseiller national (PS/FR) Jean-François Steiert lundi devant la presse.

Bloqué

Mais s'il est rejeté, plus rien ne va bouger pendant un bon nombre d'années dans ce secteur, a estimé le secrétaire général de Pharmasuisse Marcel Mesnil. D'après lui, les personnes qui affirment qu'un "non" le 17 juin favorisera le passage à une caisse maladie unique ont peut-être raison. Mais si elle doit voir le jour, ce ne sera pas avant 2018 à 2020, a assuré le socialiste.

La question n'est plus de savoir si les réseaux de santé vont se développer, "mais de quelle façon et dans l'intérêt de qui". Le projet soumis à votation renforce les intérêts des patients et limite l'intervention des assureurs dans les cabinets médicaux, selon ses partisans.

Libre choix

Aujourd'hui, nombre d'assurés n'ont pas la possibilité de choisir de s'affilier dans un réseau de soins intégrés car aucun modèle n'existe dans leur région. La nouvelle loi va changer cette inégalité.

Le projet a bien quelques points noirs, a admis M. Steiert. Par exemple, l'augmentation de la participation financière des assurés aux soins via la quote-part (jusqu'à 1000 francs pour les personnes en-dehors d'un réseau, contre 700 francs au plus pour tous aujourd'hui) est "discutable".

Avec le futur projet, ceux qui veulent éviter les réseaux de soins ne devront payer que 300 francs au plus par an et seulement en cas de maladie.

Les assurés sont déjà 1,3 million à avoir rejoint de tels réseaux, a rappelé Margot Enz-Kuhn, du comité des Médecins de famille Suisse.

ATS