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Un comportement inacceptable, selon le président du PDC

Le président du PDC Gerhard Pfister juge le comportement de Yannick Buttet "inacceptable". KEYSTONE/PETER SCHNEIDER sda-ats
Ce contenu a été publié le 30 novembre 2017 - 13:59
(Keystone-ATS)

Un comportement inacceptable: c'est par ces mots que le président du PDC Gerhard Pfister a qualifié l'affaire de Yannick Buttet éventée jeudi par Le Temps. La question d'une démission sera discutée ces prochains jours avec l'intéressé, le PDC Valais et la présidence.

Plusieurs parlementaires se sont montrés consternés par l'affaire de Yannick Buttet. Son présumé comportement à l'égard d'une ancienne amante va pour beaucoup d'entre eux au-delà d'un simple dérapage lié à l'alcool. Une démission serait inévitable en cas de condamnation.

Pour l'heure la présomption d'innocence prévaut, a rappelé jeudi Jacques-André Maire (PS/NE) en marge de la session d'hiver des Chambres fédérales. Mais ce qui arrive au Valaisan est très dommage au vu des qualités politiques qu'il a su montrer à Berne, ajoute-t-il. "En cas de condamnation, cela deviendrait très difficile pour lui."

Pour Isabelle Chevalley (PVL/VD), "Yannick Buttet doit tirer les conséquences politiques de son comportement et démissionner". Les politiciens doivent selon elle se montrer exemplaires devant la société. "Ce qu'il a fait est grave; il révèle une perte de maîtrise de soi". La presse évoque un éventuel cas de harcèlement obsessionnel.

Incompatible avec ses valeurs politiques

Consternée: Ruth Humbel (PDC/AG) ne cache pas qu'elle est tombée des nues en apprenant les reproches à l'encontre du Valaisan. En l'état, il est prématuré de le condamner. Mais s'il y a condamnation elle ne voit pas non plus d'autre issue qu'une démission. "Cela serait incompatible avec les valeurs traditionnelles de la famille qu'il défend, estime-t-elle.

"C'est moche pour le Parlement", a lâché Yves Nidegger (UDC/GE). Mais l'affaire n'en est qu'à ses débuts et il reviendra à un juge de décider si cette affaire privée relève du pénal ou non, a rappelé le juriste genevois. Ces révélations tombent en plein contexte "balance ton porc" qui a libéré la parole des femmes pour dénoncer des agressions sexuelles. Cela donne un relief particulier à l'affaire.

"Une passe difficile dans sa vie"

Frédéric Borloz (PLR/VD) relativise aussi la portée des révélations. Pour lui, il faut remettre le comportement inadéquat du Valaisan dans le contexte de ses problèmes conjugaux. "Il traverse une passe difficile dans sa vie qui ne justifie pas pour autant qu'il parte", estime-t-il. L'homme, président de la commune de Collombey-Muraz (VS), a très bonne réputation dans le Chablais.

"Il y a du harcèlement partout. Le Parlement n'y échappe pas", s'est contentée de dire Adèle Thorens (Verts/VD) à l'ats. Sur la RTS, Céline Amaudruz (UDC/GE) a dit avoir été elle-même victime de harcèlement au Parlement, sans préciser par qui.

Yannick Buttet fait effectivement l'objet d'une plainte pénale en Valais. Mais certaines sources au Parlement, et citées anonymement par Le Temps, évoquent aussi un comportement inapproprié à Berne.

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