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Berlin, Paris et Rome sont parvenus jeudi à Strasbourg à un compromis a minima pour renforcer la discipline budgétaire de la zone euro. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont confirmé leur intention de présenter des propositions de modifications des traités de l'Union, sans évoquer le rôle de la BCE.

A l'issue d'un sommet à trois à Strasbourg avec le nouveau président du Conseil italien Mario Monti, le chef de l'Etat français a paru faire un pas vers la chancelière allemande, qui est restée intransigeante sur l'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE).

Paris veut une BCE miroir de la Fed

Le président français a dû mettre une sourdine, au moins à ce stade, à son souhait de voir élargi et renforcé le rôle de la BCE dans la gestion de la crise de la zone euro.

Pour la France, soutenue par plusieurs pays, faire de la BCE un prêteur en dernier ressort serait la meilleure solution pour éviter la contagion de la crise des dettes souveraines, ainsi que l'a rappelé le ministre français des Affaires européennes.

Plus de discipline budgétaire selon Berlin

Mais l'Allemagne s'y refuse parce que les statuts de la BCE, dont le rôle est officiellement de contenir l'inflation, ne le prévoient pas.

Berlin préfère évoquer à ce stade une modification des traités européens, dont des esquisses devraient être annoncées avant le Conseil européen du 9 décembre. Les Allemands préfèrent durcir la discipline budgétaire au sein de la zone euro, condition préalable, à leurs yeux, à tout élargissement du rôle de la BCE.

Le chef du gouvernement italien Mario Monti a présenté à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel son programme de réformes pour redresser les finances publiques de l'Italie et confirmé son objectif de retour à l'équilibre budgétaire en 2013.

ATS