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L'exposition "Objectif Terre, vivre l'anthropocène" ouvre ses portes du 18 juin 2016 au 8 janvier 2017 à l'ancien pénitencier de Sion. Elle se penche sur les problèmes environnementaux contemporains induits par l'influence toujours plus forte de l'homme sur son milieu naturel.

ats

(sda-ats)

Anthropocène: le terme géologique n'existe pas encore. Les musées valaisans consacrent une exposition à cette période géologique que de nombreux scientifiques voudraient introduire officiellement dans le calendrier des ères.

L'anthropocène n'est actuellement qu'une proposition. Les musées valaisans s'en sont emparés pour monter une exposition qui invite le visiteur à une réflexion sur la place de l'homme sur Terre. Directeur du musée de la nature, Nicolas Kramar est certain que le thème va progressivement intégrer les plus grands musées du monde, a-t-il indiqué lundi lors d'une présentation de l'exposition.

Officiellement, Holocène désigne l'ère qui a débuté il y a 11'000 ans, après la dernière grande glaciation. Mais l'évolution s'est accélérée et le monde scientifique estime qu'Homo sapiens est devenu une véritable force capable de transformer radicalement le milieu naturel. L'impact de l'homme s'est accru avec la modernité.

La thématique de l'anthropocène a très peu été traitée par les musées jusqu'à présent, précise M. Kramar. A peine cinq expositions ont été montées en Europe à ce jour. L'année 2016 revêt une certaine importance pour ce sujet. Plusieurs réunions de scientifiques auront lieu pour décider de l'introduction officielle du terme dans le calendrier géologique.

Un bilan et un réflexion

L'exposition valaisanne veut dresser un bilan de l'impact des actions humaines sur l'environnement. Depuis la Renaissance, l'homme se distancie toujours plus de son environnement naturel. Il oppose toujours davantage la technique à l'évolution naturelle qu'il tente de dompter par la technologie.

L'actuel rythme de chute de biodiversité est plus rapide qui celui de la fin de dinosaures, explique M. Kramar. A ce rythme, dans moins de 1000 ans, les trois quarts des espèces vivantes de la planète auront disparu. La terre aura alors connu sa sixième extinction majeure.

Les observations des 40 dernières années montrent aussi une baisse de la fertilité masculine. Si la situation actuelle perdure, la stérilité du genre humain pourrait intervenir dans moins de cent ans.

L'exposition porte un double message, précise M. Kramar. Elle veut montrer que poursuivre selon la pensée moderne de contrôle de la nature par la technique est dangereux. D'autre part, elle veut aussi mettre en évidence que toute période de crise est porteuse d'idées nouvelles.

Le public est invité à devenir acteur de la démarche. L'exposition ne peut pas postuler quelle démarche est la bonne pour aborder l'avenir. Un espace est ainsi réservé aux visiteurs qui peuvent donner leurs propositions.

http://www.musees-valais.ch

ATS