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Ce n'est pas la première fois que les Suisses se prononcent sur la naturalisation des jeunes étrangers: le 26 septembre 2004, ils avaient refusé deux projets des autorités fédérales.

KEYSTONE/URS FLUEELER

(sda-ats)

La naturalisation facilitée soumise au peuple le 12 février suscite un vif débat. Pour Etienne Piguet, vice-président de la Commission fédérale des migrations (CFM), "l'acquisition de la nationalité n'est pas l'élément central de l'intégration".

Les jeunes de la 3e génération qui sont concernés par le changement constitutionnel représentent un groupe marginal de 25'000 personnes généralement déjà bien intégrées, explique le responsable dans une interview à 24 heures et La Tribune de Genève. Le passeport n'est pas un indicateur fiable de l'intégration.

L'exemple de la France dont les banlieues sont peuplées de Français est en soi parlant. "En fait, on peut difficilement dire si un individu est intégré ou pas", selon Etienne Piguet. Il serait plutôt inquiétant si un groupe de migrants en particulier ne demandait jamais la nationalité.

Mais il est clair que dans un pays qui connaît de fortes arrivées de migrants en proportion du nombre d'habitants, le débat sur la naturalisation peut déraper. "Quand 30 à 40% des résidents ont des origines étrangères, la crainte est plus grande que ces personnes ne deviennent une force politique".

"Changement modeste"

La démocratie directe helvétique donne également plus de résonance à ce débat, ajoute le vice-président de la CFM. Lui-même aurait préféré un changement législatif plutôt qu'une modification de la Constitution "pour un changement aussi modeste".

"Il n'est pas certain qu'un référendum aurait été lancé et, si cela avait été le cas, la double majorité du peuple et des cantons n'aurait pas été nécessaire", exlique-t-il.

Le dernier sondage Tamedia publié le 20 janvier annonce un résultat serré. La naturalisation facilitée des étrangers de la troisième génération était acceptée par 51% des votants et rejetée par 47%. Il ne restait que 2% d'indécis.

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ATS