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Jacques de Watteville a évoqué samedi à Berne un "énorme défi" pour la Suisse dans ses négociations avec l'UE (archives).

Keystone/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

La Suisse ne pourra à nouveau négocier avec l'UE sur la libre circulation qu'après le référendum du 23 juin sur un éventuel "Brexit". Le Conseil fédéral doit soumettre un projet durant l'été, selon le coordinateur des négociations avec l'UE Jacques de Watteville.

Le délai pour trouver une solution à la libre circulation des personnes est "très étroit" après le vote britannique devant trancher sur une sortie ou un maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'UE, a relevé M. de Watteville. Ce dernier s'exprimait samedi à Berne à l'occasion d'un événement réunissant la Nouvelle société helvétique, l'Association suisse de politique étrangère et le Forum de politique étrangère.

Le délai pour l'application de l'initiative contre l'immigration de masse court jusqu'en février 2017. Si l'on suit les échéances parlementaires, le Conseil des Etats doit statuer sur une proposition en décembre et le Conseil national, en septembre déjà.

Il faut donc trouver une solution avec l'UE dans le courant de l'été afin de permettre au Conseil fédéral de soumettre un projet avant fin août, a souligné le négociateur en chef de la Suisse, qui a parlé samedi d'un "énorme défi".

Il y a environ un mois, le ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter avait évoqué un calendrier serré après une réunion avec la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Une solution d'ici juillet sera "très difficile, mais pas impossible" à trouver, avait-il reconnu à Bruxelles.

A peine deux semaines

Jacques de Watteville n'a pas donné de détail samedi au Rathaus à Berne sur le calendrier. Selon les recherches menées par le "Tages-Anzeiger" et le "Bund", M. de Watteville et son équipe se sont donnés 13 jours après le 23 juin pour trouver une solution avec l'UE qui permette à la fois de sauver les accords bilatéraux et d'appliquer l'initiative contre l'immigration de masse.

Le secrétaire d'Etat aux migrations Mario Gattiker devrait rencontrer son homologue européen Richard Szostak le 6 juillet. En outre, une rencontre devrait être agendée entre Jacques de Watteville et Christian Leffler, le négociateur européen, pour fin juin ou début juillet.

Les négociations sont bloquées jusqu'au référendum sur le Brexit, un scrutin prioritaire pour Bruxelles. Une solution que l'UE pourrait trouver avec la Suisse ne doit pas fournir des munitions aux opposants britanniques à l'UE.

En mars, le Conseil fédéral a proposé une clause de sauvegarde pour mettre en œuvre l'initiative contre l'immigration de masse, une solution provisoire. Après le vote au Royaume-Uni, les négociations devront se poursuivre pour trouver une solution acceptée par la Suisse et l'UE.

ATS