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Des centaines d'employés du ministère de la Transparence ont manifesté contre leur patron, Fabiano Silveira. Ils ont réclamé sa démission et un coup de balai au gouvernement.

KEYSTONE/AP/ERALDO PERES

(sda-ats)

Le nouveau ministre brésilien chargé de la lutte contre la corruption a dû se défendre à son tour lundi d'implication dans un scandale de corruption qui ébranle le pays. Plusieurs centaines d'employés de son ministère lui ont interdit lundi l'accès au bâtiment.

Ils ont ensuite défilé en direction du palais présidentiel pour réclamer son départ. Fabiano Silveira, ministre de la Transparence, est le deuxième membre de l'administration du président intérimaire Michel Temer à faire l'objet de soupçons. La semaine dernière, Romero Juca, sénateur nommé ministre de la Planification, avait déjà été contraint à la démission.

Les accusations portées contre le ministre de la Transparence découlent de conversations enregistrées à son insu il y a plus de trois mois et révélées dimanche soir par la chaîne de télévision Globo.

On y entend Fabiano Silveira critiquer les procureurs chargés de l'enquête sur l'existence de ce vaste réseau de surfacturations et de corruption autour de Petrobras. Il y explique également au président du Sénat, Renan Calheiros, comment se défendre au mieux.

Opération "lavage express"

D'après Globo TV, d'autres enregistrements suggèrent que le ministre a tenté à plusieurs reprises d'obtenir des procureurs des informations sur le déroulement de leur enquête et en aurait fait part à M. Calheiros. Fabiano Silveira était alors conseiller du Conseil de justice nationale, chargé de superviser le fonctionnement de la justice brésilienne.

Un porte-parole du ministre a confirmé la réalité de ces conversations, mais a assuré que les extraits avaient été sortis de leur contexte. De source gouvernementale, on indique que Fabiano Silveira restera en fonction.

L'enquête sur l'opération "Lavage express" (Operação Lava Jato), ouverte il y a deux ans, a déjà conduit à l'inculpation de plusieurs dizaines de cadres d'entreprises. Des dizaines de responsables politiques, dont plusieurs membres du parti centriste PMDB du chef de l'Etat intérimaire Michel Temer et du Parti des travailleurs (PT) de la présidente suspendue Dilma Rousseff font l'objet d'investigations.

Le scandale porte sur un système complexe de surfacturations et de dessous-de-table dans le cadre de marchés publics passés par la compagnie pétrolière Petrobras.

ATS