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Les médicaments, à bas prix, étaient destinés à des patients pauvres en Afrique du Sud (image symbolique).

Keystone/EPA/NIC BOTHMA

(sda-ats)

Pendant deux ans, un Zurichois a importé illégalement des médicaments contre le VIH d'Afrique du Sud en Allemagne. Ceux-ci étaient destinés à des patients pauvres. L'ex-banquier de 76 ans a été condamné à une peine pécuniaire de 18'000 francs avec sursis.

Le trafic a été découvert par hasard. En 2009, un client allemand a rapporté une boîte de médicaments anti-VIH dans une pharmacie, car il en manquait quelques-uns. Le fabricant a alors lancé une enquête. Résultat: l'emballage et la notice étaient des faux. Les médicaments étaient vrais.

La combine se déroulait toujours selon le même mode opératoire: l'ex-banquier zurichois se faisait fournir par des intermédiaires en Afrique du Sud des médicaments à bas prix et les revendait aux prix pratiqués en Europe. Son acheteur était un commerçant en produits pharmaceutiques basé sur l'île allemande de Sylt, en mer du Nord.

Swissmedic, l'autorité suisse de surveillance et d'autorisation des produits thérapeutiques, a engagé une poursuite pénale contre l'ancien banquier. L'ordonnance de condamnation, dont l'ats a pu se procurer une copie, est entrée en force en mars. Le cas a été révélé par l'hebdomadaire alémanique de défense des consommateurs Beobachter.

Bénéfice d'un million

Un trafic très lucratif: selon Swissmedic, le businessman a empoché quelque 900'000 euros et 140'000 livres britanniques (près d'1,2 million de francs au total). Entre-temps, Swissmedic a pu recouvrer la somme. Outre sa condamnation à une peine pécuniaire de 18'000 francs avec sursis, il a dû s'acquitter d'une amende de 8500 francs et des frais de la procédure.

L'homme de 76 ans a profité d'un programme de l'ONU destiné à combattre le sida. Suite à la propagation rapide du virus en Afrique du Sud, plusieurs firmes pharmaceutiques occidentales se sont engagées à la fin des années 1990 à y vendre des médicaments anti-VIH à bas prix.

ATS