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L'ex-administrateur de deux cabarets fribourgeois risque trois ans et demi de prison ferme pour 18 chefs d'accusation dont celui de traite d'êtres humains et encouragement à la prostitution. Telle est la peine requise par le Ministère public lundi devant le tribunal à Fribourg.

La culpabilité du prévenu est lourde: il n'a jamais admis les faits et a toujours voulu agiter des faux-semblants, a martelé la procureure Yvonne Gendre. Cette dernière a en outre requis contre l'ex-cabaretier une créance compensatrice de 250'000 francs ainsi qu'une peine pécuniaire de 180 jours-amende assortie de 4 ans de sursis et une amende de 4000 francs pour non paiement de charges sociales.

L'ex-cabaretier est un peu un as des non-dits. "Ce qu'ils font dans les 'séparés', je ne sais pas", a-t-il eu l'occasion d'expliquer dans ce procès commencé le 5 mars, après avoir été agendé une première fois en septembre dernier et repoussé.

Réglé comme un bordel

Il a lui-même rédigé la loi interne des établissements, a rappelé la procureure. Les règles à respecter - très contraignantes - étaient similaires à celles régissant un bordel. "La prostitution y était évidente". Et de rappeler que dans l'un des deux cabarets, les "séparés" et les boxes étaient au nombre de neuf pour neuf "artistes".

Comme l'a indiqué une des femmes ayant travaillé dans un de ces deux cabarets, "il n'y a pas beaucoup d'idiots pour payer 250 francs une bouteille de champagne, seulement pour regarder l'artiste".

ATS