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Berne - Un ancien policier chinois, témoin-clé d'un trafic d'organes dans son pays, se trouve toujours en Suisse. L'homme, dont la demande d'asile avait été rejetée, a refusé le vol qui devait le conduire vers l'Italie, a indiqué l'Office fédéral des migrations (ODM).
Membre de la brigade spéciale de la police du chef-lieu de la province du Xinjiang de 1993 à 1997, ce requérant d'asile a accompagné des condamnés à mort au peloton d'exécution. Ceux-ci subissaient des extractions d'organes destinées au trafic alors qu'ils étaient encore cliniquement en vie.
Un délai avait été fixé à jeudi pour le renvoi de cet Ouïghour d'origine vers la Péninsule. La Suisse a désormais deux possibilités: soit elle prend contact avec l'Italie pour organiser un nouveau vol, soit elle mène toute la procédure d'asile en Suisse.
Jusqu'ici, la Confédération ne s'était pas interrogée sur la recevabilité ou non de la demande d'asile de l'Ouïghour, mais uniquement sur la question du pays responsable de la procédure, a noté M. Glauser, un porte-parole de l'ODM, Michael Glauser.
Ayant fui son pays en 2007, l'ex-policier chinois passe par Dubaï, l'Italie - qui lui délivre un visa Schengen - et la Norvège, avant d'arriver en Suisse en novembre 2009. A peine arrivé sur sol helvétique, un agent de l'ODM l'interroge et recueille son témoignage-clé.
"Il est question de prélèvements d'organes sur des corps vivants. A savoir le coeur, les reins, les yeux, qui sont prélevés et vendus à bon prix", raconte le requérant, selon une copie de l'entretien cité par le quotidien "Le Temps".
"On ne fait que tirer sur le condamné à mort de manière à ce qu'il reste vivant (...) Ils embarquent violemment le prisonnier dans l'ambulance et le conduisent à vive allure à l'hôpital et c'est là qu'a lieu le prélèvement", explique l'homme qui évoque une à neuf exécutions par mois au moins. Il dit avoir démissionné parce qu'il ne supportait plus ce job. "C'était à vomir", affirme-t-il.

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ATS