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Le col de l'Echelle, lieu de passage de migrants venant de l'Italie voisine (archives)

KEYSTONE/TIPRESS FOR KEYSTONE/PABLO GIANINAZZI

(sda-ats)

Une centaine de militants de Génération identitaire (GI, extrême droite) ont escaladé samedi matin le col de l'Echelle, dans les Alpes françaises, à 6 km de la frontière avec l'Italie. Objectif: "veiller à ce qu'aucun clandestin ne puisse rentrer en France".

Ce col est un "point stratégique de passage des clandestins" depuis l'Italie, a fait valoir à un correspondant de l'AFP un porte-parole de GI, Romain Espino, en dénonçant "un manque de courage des pouvoirs publics". Avant d'ajouter: "Avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l'immigration et les frontières".

Le groupe de militants, composé majoritairement de Français, compte aussi des Italiens, des Hongrois, des Danois, des Autrichiens, des Britanniques et des Allemands.

Après une ascension commencée dans la matinée en raquettes sur la neige, les membres de ce groupuscule prévoyaient de matérialiser une "frontière symbolique" à l'aide de grillage en plastique de chantier et de passer la nuit de samedi à dimanche au col de l'Echelle qui culmine à 1762 mètres.

Il s'agit d'"expliquer aux migrants éventuels que ce qui n'est pas humain, c'est de faire croire à ces gens qui traversent la Méditerranée ou les Alpes enneigées que ces parcours ne présentent aucun risque. C'est faux", a encore déclaré Romain Espino. "Ils ne vont pas trouver l'Eldorado, c'est immoral. Ceux qui en payent les frais, ce sont les Français", a-t-il ajouté.

Forte pression à la frontière

Depuis un an, le département français des Hautes-Alpes observe une augmentation exponentielle d'arrivées de jeunes, majoritairement de Guinée (Conakry) et de Côte d'Ivoire. Selon les autorités françaises, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l'Italie en 2016 et 1900 en 2017.

La pression migratoire reste "forte" à la frontière franco-italienne dans son ensemble, a indiqué vendredi soir le ministre français de l'intérieur Gérard Collomb. Ce dernier a rappelé que 50'000 non-admissions avaient été prononcées en 2017.

"Nous avons décidé de renouveler les contrôles aux frontières pour six mois", a-t-il ajouté lors des débats parlementaires sur le projet de loi "asile-immigration", texte très controversé accusé de laxisme par la droite et d'"inhumain" par la gauche.

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ATS