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Un hôpital nord-coréen nie toute torture commise contre un étudiant

Otto Warmbier avait été arrêté pour avoir tenté de voler une affiche de propagande nord-coréenne puis condamné à 15 ans de travaux forcés (archives).

KEYSTONE/EPA WARMBIER FAMILY/WARMBIER FAMILY / HANDOUT HANDOUT

(sda-ats)

Le directeur de l'hôpital nord-coréen qui avait traité un étudiant américain mort après avoir été détenu en Corée du Nord, a rejeté de récentes accusations selon lesquelles il aurait été torturé en détention. Il parle d'"une distorsion complète de la vérité".

Otto Warmbier est décédé dans des conditions mystérieuses en juin 2017, à l'âge de 22 ans, après son rapatriement, dans le coma, de Corée du Nord où il avait été détenu pendant 18 mois. La cause exacte de sa mort demeure inconnue, mais un média américain a récemment fait état de nouvelles preuves accréditant la thèse selon laquelle il aurait été battu par le régime.

Mais le directeur de l'Hôpital de l'Amitié de Pyongyang, qui avait eu à traiter l'étudiant, a dénoncé ces informations comme "une distortion complète de la vérité", selon un communiqué diffusé samedi soir par l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

"Les médecins américains qui sont venus en RPDC participer au rapatriement de Warmbier ont reconnu que les indicateurs de son état de santé étaient normaux et ont fourni à notre l'hôpital une lettre l'assurant", rapporte ce communiqué, en citant les initiales officielles de la République populaire et démocratique de Corée (RPDC).

Lésions "étendues"

"La question est: quelles sont les raisons ultérieures qui poussent ces médecins américains à relater à ce stade une histoire différente relative aux causes de la mort de Warmbier", poursuit le communiqué.

Quelques heures avant la parution de ce communiqué, Voice of America avait fait état de poursuites engagées par les parents d'Otto Warmbier accusant le régime nord-coréen d'avoir torturé et tué leur fils.

Le média citait d'anciens dentistes de l'étudiant faisant état de traumatismes dentaires, ainsi qu'un neurologue l'ayant examiné après son retour de détention, et qui affirme qu'Otto Warmbier souffrait de lésions cérébrales "étendues".

Droits de l'Homme

Les autorités nord-coréennes ont toujours démenti toute torture. Elles affirment qu'il avait contracté le botulisme peu après son arrestation et son procès en mars 2016. Otto Warmbier avait été arrêté pour avoir tenté de voler une affiche de propagande puis condamné à 15 ans de travaux forcés.

Il était mort moins d'une semaine après son rapatriement aux Etats-Unis, qui était intervenu après de longues négociations.

Le président américain Donald Trump avait l'an passé accusé Pyongyang d'avoir "torturé au-delà de l'imaginable" l'étudiant américain. Mais depuis, la péninsule est entrée dans une phase de détente qui a été marquée par une rencontre historique, en juin à Singapour, entre M. Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Des ONG ont critiqué ce rapprochement, en affirmant qu'il éclipsait le terrible bilan nord-coréen en matière de droits de l'Homme.

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