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Aucun explosif n'a jamais été retrouvé, mais les menaces entraînaient fermeture et évacuation des lieux visés par les fausses alertes (archives).

KEYSTONE/AP The Tribune-Star/AUSTEN LEAKE

(sda-ats)

Un jeune Israélo-Américain de 18 ans a été inculpé vendredi aux Etats-Unis pour des centaines de fausses alertes à la bombe visant des centres communautaires juifs et des écoles aux Etats-Unis. L'homme est en détention provisoire depuis le 23 mars en Israël.

Il est accusé d'avoir téléphoné au moins 245 fois entre janvier et mars pour formuler des menaces d'alerte à la bombe ou de fusillade, dont une grande partie était adressée à des centres communautaires juifs à travers les Etats-Unis. Il est également responsable de plus de 240 fausses alertes visant des écoles aux Etats-Unis et au Canada entre août et décembre 2015.

Aucun explosif n'a finalement été trouvé. Mais ces menaces ont entraîné la fermeture, l'évacuation ou le confinement des lieux visés par ces fausses alertes, ainsi que la mobilisation des forces de sécurité et du personnel d'urgence, a relevé le ministère.

Le suspect, qui est juif, avait utilisé plusieurs artifices techniques pour se dissimuler (modification de la voix, changement d'adresse IP, crypto-devises, etc).

Montée de l'antisémitisme

Le jeune homme est également visé par une plainte fédérale en Géorgie, où il est soupçonné d'avoir donné par téléphone de fausses informations à la police au sujet d'une "fausse situation violente impliquant plusieurs personnes dans une résidence privée située à Athens, en Géorgie", a indiqué le ministère.

Il est en outre accusé de harcèlement sur Internet. Il est aussi suspecté d'être à l'origine de dizaines de fausses alertes à la bombe à tonalité antisémite en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Ces menaces ont nourri des spéculations sur une montée de l'antisémitisme dans le sillage de l'élection du président américain Donald Trump.

Un tribunal israélien a une nouvelle fois prolongé jeudi de cinq jours la détention provisoire du jeune homme. Ni les autorités américaines ni leurs homologues israéliennes n'ont fourni de mobile pour expliquer ses actes. Ses avocats en Israël ont dit qu'il souffrait d'une excroissance à la tête qui lui cause des problèmes de comportement.

ATS