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Un homme jugé pour avoir poignardé à mort sa maîtresse

L'enjeu de ce procès sera de savoir si l'accusé sera reconnu coupable d'assassinat ou de meurtre (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Un homme de 41 ans comparaît depuis lundi pour assassinat devant le Tribunal criminel de Genève. Le prévenu avait tué à coups de couteau son amante de 49 ans, en janvier 2016, à La Plaine (GE). Les faits sont admis, mais l'accusation d'assassinat est contestée.

La défense, représentée par Vincent Spira, tentera d'obtenir une condamnation pour meurtre, assortie éventuellement de circonstances atténuantes. Dans cette affaire, il n'y a pas eu de préméditation, a expliqué l'avocat. Selon lui, on trouve dans le comportement du prévenu la nuit des faits une composante émotionnelle.

Lors de son interrogatoire, lundi, l'accusé ne s'est pas montré loquace. Il a dit s'être rendu le soir du meurtre chez sa maîtresse "pour mettre les choses à plat" avec elle. A l'époque, il avait une compagne avec qui il planifiait de faire ménage commun. Il craignait que son amante, qui connaissait cette femme, ne révèle leur relation.

"Un froid glacial"

"Je lui ai demandé de ne rien dire", a fait savoir le prévenu. Selon ce dernier, la femme aurait alors pris un air supérieur, se serait mise à rire et à lui répondre qu'elle allait tout déballer. "J'ai ressenti à ce moment un grand vide, un choc, un froid glacial", a expliqué l'accusé.

Ce dernier se rend dans la cuisine, prend un grand couteau et revient dans le salon. Il y retrouve sa maîtresse, penchée en avant, en train de prendre une bouteille. "C'est là que je l'ai frappée à la gorge". Le prévenu la prend ensuite par les cheveux et lui assène un autre coup de couteau.

"Je ne sais pas ce qu'elle a dit ni si elle saignait, car il faisait sombre dans son appartement", a poursuivi l'accusé. Le prévenu ne retrouvera ses esprits que quelques minutes après, selon lui, lorsqu'il constate que son amante gît à ses pieds dans une mare de sang.

Avant ce moment d'absence, il ne se souvient que d'avoir frappé à deux reprises. Pourtant, le médecin légiste constatera 13 plaies par effet piquant ou tranchant sur le cou et d'autres parties du corps de la victime. "C'est le procureur qui m'a dit combien de coups j'avais donné", a précisé l'accusé.

Le prévenu ne pense ensuite qu'à s'enfuir. "J'ai voulu maquiller le meurtre en vol". Il s'empare de l'ordinateur, de deux ou trois autres objets et de l'argent contenu dans le porte-monnaie de sa victime. Il prend soin de nettoyer ses chaussures couvertes de sang, quitte l'appartement, monte dans sa voiture et retourne chez lui.

"Un déclencheur"

Aujourd'hui, parlant de sa victime, l'accusé a souligné que "c'était une personne qu'il aimait bien". Il a déclaré devant le tribunal qu'il a regretté ce qu'il avait fait, éprouvant un sentiment de culpabilité. Il estime toutefois que son amante a été en partie responsable de ce qui s'était passé, "en tant que déclencheur".

A l'époque, le prévenu était un adepte des sites de rencontres sur internet. Il avait ensuite des relations sexuelles avec ces femmes trouvées sur la toile, tout en entretenant des relations de couple stables en parallèle, a exposé son avocat Vincent Spira. Le procès de ce mécanicien de profession se poursuit jusqu'à vendredi.

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