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Des policiers ont été appelés à 9h30 pour un différend dans une rue de Trappes.

KEYSTONE/AP/MICHEL EULER

(sda-ats)

Un homme de 36 ans a tué jeudi matin sa mère et sa soeur à l'arme blanche et blessé grièvement une troisième personne à Trappes, dans la banlieue parisienne. Il a ensuite été abattu par la police.

Des policiers ont été appelés à 9h30 pour un différend dans une rue de Trappes, a indiqué le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. A leur arrivée, ils ont constaté que deux personnes gisaient au sol: la soeur de l'assaillant, qui succombera à ses blessures, et une personne grièvement blessée, n'appartenant pas à la famille.

L'agresseur est ensuite entré dans la villa de sa mère qu'il a alors tuée. Quand il est ressorti du pavillon, couteau à la main, il a continué à avancer vers les policiers accourus sur les lieux malgré leurs sommations, a précisé Gérard Collomb. Les policiers ont alors ouvert le feu et tué l'assaillant.

Problème psychologique

"On a plutôt quelqu'un avec un problème psychiatrique qui apparaît important (...), plutôt que quelqu'un d'engagé, qui pouvait, par exemple, répondre aux ordres et aux consignes d'organisation de terroristes et de Daech en particulier", a expliqué le ministre de l'Intérieur à la presse, utilisant l'acronyme arabe du groupe Etat islamique (EI).

Selon Gérard Collomb, l'homme était néanmoins "connu pour des faits d'apologie du terrorisme" et enregistré au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Ses motivations restent floues et sont en cours de vérification. "La qualification des faits doit être complétée", a souligné le ministre de l'Intérieur.

L'EI a revendiqué l'attaque, mais sans donner la moindre preuve de son implication, au lendemain de la diffusion d'un appel de son chef Abou Bakr Al-Baghdadi à perpétrer de nouvelles attaques avec des bombes, des couteaux ou des véhicules. L'organisation terroriste s'arroge cependant souvent des attaques similaires, sans pour autant qu'un lien soit établi entre les assaillants et l'EI.

Enquêtes en cours

Le parquet antiterroriste n'a pas été saisi à ce stade et l'enquête a été laissée aux soins de la Police judiciaire et du parquet de Versailles. Mais le parquet de Paris, compétent pour les affaires de terrorisme, a fait savoir qu'il suivait "de très près les premières investigations, en observateur".

Le procureur de Paris, François Molins, s'est rendu sur les lieux avec des membres de la section antiterroriste, a-t-on précisé à Reuters de source judiciaire. Pour le moment, François Molins "n'a pas reconnu la qualification de terrorisme, mais évidemment les enquêtes se poursuivent", a précisé Gérard Collomb.

"Et donc on en saura plus lorsqu'on aura pu examiner son téléphone, l'appartement, etc, de manière à pouvoir voir la nature du conflit qui pouvait exister au sein de la famille", a-t-il conclu.

La France vit sous une constante menace terroriste depuis qu'elle a connu en 2015 une vague d'attentats djihadistes sans précédent. Le pays a été frappé deux fois cette année au cours d'attaques. Au total, 246 personnes ont été tuées en moins de quatre ans dans des attentats djihadistes.

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ATS