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Les migrants qui dorment dans le jardin du sleep-in de Renens doivent quitter les lieux d'ici au 30 août. Les villes de Lausanne, propriétaire des lieux, et de Renens prennent des mesures pour vider peu à peu le jardin de ses occupants.

Dès la semaine prochaine, un intervenant social sera présent dans le jardin pour encadrer les migrants et les orienter vers des endroits comme le Service cantonal de la population (SPOP), Caritas ou le Service d'aide juridique aux exilés (SAJE). Il sera aussi chargé d'empêcher de nouvelles arrivées. Dès le 30 août, la police effectuera des contrôles d'identité s'il reste des personnes dans le jardin.

Retour à la normale

"Nous voulons que les personnes qui quittent le jardin ne soient pas remplacées. Il y a beaucoup de mouvement parmi cette population. Nous comptons sur ces mouvements pour que la situation revienne à la normale", a expliqué mercredi à l'ats Didier Divorne, municipal de Renens, qui s'exprime au nom des municipalités de Lausanne et Renens.

"Jusqu'au 30 août, nous ne sommes pas dans la répression. Nous proposons des mesures d'aide et de soutien", ajoute le municipal. Il est par exemple envisageable que le SPOP prenne en charge les frais de transport vers le pays européen où le migrant a été enregistré.

Abris de fortune

Pour des raisons d'hygiène et de sécurité, les deux communes ne veulent plus tolérer qu'une cinquantaine de migrants dorment sous des abris de fortune dans le jardin du lieu d'accueil. Le sleep-in, un lieu d'hébergement qui dépend de la ville de Lausanne, propose chaque soir un lit, une douche et un petit déjeuner pour cinq francs. Il offre 24 places dans des chambres communes.

Les veilleurs de nuit du sleep-in, très réticents sur les mesures que leur imposent les municipalités, ont refusé de tenir le rôle de l'intervenant social diurne dans le jardin. "On ne le souhaite pas et nous n'avons pas les effectifs de toute façon", a expliqué Marcin de Morsier, un des veilleurs de nuit.

Réticences

"Les mesures proposées reviennent à déloger des gens qui vivent actuellement dans un jardin pour les mettre à la rue, au prétexte que l'hygiène et la sécurité se dégradent. Nous ne voyons pas en quoi ces conditions vont être améliorées", écrit l'association.

Les veilleurs de nuit ne voient en outre pas l'utilité de poser des barrières supplémentaires autour du sleep-in, comme l'envisage la ville de Lausanne. Ils acceptent en revanche de participer à une réflexion sur l'utilisation future du jardin, pour des cours de français par exemple. Un état des lieux sera effectué le 31 août avec les autorités de Lausanne et de Renens.

ATS