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Un Irakien réfugié en France soupçonné d'être un cadre de Daech

Un soldat irakien rend hommage à l'un des siens retrouvés dans un des charniers laissés par l'Etat islamique à Tikrit, en Irak (archives)

KEYSTONE/AP/KHALID MOHAMMED

(sda-ats)

Un Irakien réfugié en France est soupçonné d'avoir été un cadre de Daech. Il a été écroué et mis en examen en mars, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Paris, qui confirmait une information de la chaîne de télévision TF1.

Identifié sous le nom de Ahmed H. et âgé de 33 ans, selon TF1, il a notamment été mis en examen pour crimes de guerre par atteinte à la vie, par traitements inhumains et dégradants et par usage de moyens et de méthodes de combats prohibés, précise le parquet.

Les juges des pôles antiterroriste et crimes de guerre et contre l'humanité qui l'ont mis en examen ont aussi retenu les chefs d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste et participation à un groupement formé en vue de préparer des crimes de guerre. Ils n'ont en revanche pas retenu à ce stade le chef de crime contre l'humanité.

Procédure en Irak

Selon des sources proches de l'enquête, Ahmed H. est soupçonné par les autorités irakiennes d'avoir été un cadre de l'organisation de l'Etat islamique dans la région de Tikrit et Samara, dans le nord de l'Irak. C'est à Tikrit que les forces de l'EI ont massacré en juin 2014 des centaines de soldats irakiens.

L'EI a alors revendiqué l'exécution de 1700 prisonniers. Ahmed H. est lui-même soupçonné d'avoir participé à cette tuerie, ajoute-t-on de mêmes sources. Il fait également l'objet d'une procédure judiciaire en Irak. La France refuse d'extrader les ressortissants passibles de la peine de mort dans le pays où ils sont recherchés.

L'homme qui menait une vie discrète en France a nié toute implication dans les faits. Contacté par l'AFP, son avocat, Me Mohamed El Monsaf Hamdi, n'a souhaité faire aucun commentaire dans l'immédiat.

Route des Balkans

Selon des sources proches de l'enquête, il avait obtenu en France le statut de réfugié politique et une carte de résident pour 10 ans. L'Etat français lui a retiré ce statut protecteur dans la foulée de son incarcération. L'homme a été détecté par les services de renseignement français pendant l'été 2017 et a finalement été arrêté le 6 mars à Lisieux, dans le Calvados. Une information judiciaire avait été ouverte dès le 6 novembre 2017, précise pour sa part le parquet de Paris.

Sa mise en cause par la justice pour ses liens présumés avec l'EI illustre de nouveau le fait que des djihadistes ont pu profiter de la crise migratoire pour pénétrer en Europe, une des plus grandes craintes des services de renseignement occidentaux.

Avant lui, d'autres membres de l'EI ont emprunté la route des Balkans pour pénétrer en Europe en se mêlent au flot des réfugiés fuyant notamment la guerre en Syrie. C'est le cas notamment d'une large part de la cellule djihadiste qui a frappé la France et la Belgique lors des attentats de 2015 et 2016 revendiqués par l'EI.

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