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La décision du magistrat Derrick Watson a une portée nationale et devrait faire l'objet d'un appel rapide du gouvernement (archives).

KEYSTONE/AP The Star-Advertiser/GEORGE F. LEE

(sda-ats)

Un juge fédéral de Hawaï a suspendu mardi l'application de la dernière version du décret anti-immigration du président américain Donald Trump. Sa décision survient quelques heures seulement avant l'entrée en vigueur du texte dans sa totalité.

La décision du magistrat Derrick Watson a une portée nationale et devrait faire l'objet d'un appel rapide du gouvernement, qui entend interdire de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays, musulmans dans leur majorité.

La troisième version du décret "souffre précisément des mêmes maux que son prédécesseur", a écrit le juge Watson qui avait déjà bloqué un précédent décret de Donald Trump en mars. Il note que le texte peine à démontrer en quoi l'entrée autorisée à plus de 150 millions de ressortissants étrangers des pays visés "nuirait aux intérêts des Etats-Unis".

Ce blocage relance une bataille épique devant les tribunaux autour de la volonté de Donald Trump de resserrer les frontières des Etats-Unis, en invoquant des raisons de sécurité nationale. Le président est accusé par ses détracteurs de cibler de façon discriminatoire les musulmans.

Victoire symbolique

Les deux précédentes versions de son décret anti-immigration ont été suspendues par des juges. Le dossier est monté jusqu'à la Cour suprême qui a finalement offert une victoire tardive et surtout symbolique au président, sur une deuxième version du texte aux effets expirés.

Donald Trump a donc signé le 25 septembre un troisième et nouveau décret qui interdit de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays.

Sont concernés le Yémen, la Syrie, la Libye, l'Iran, la Somalie, plus la Corée du Nord et le Tchad. De façon punitive, le nouveau décret suspend également l'entrée aux Etats-Unis de responsables gouvernementaux vénézuéliens.

La Maison blanche a dénoncé un jugement "biaisé" et s'est dite confiante dans le fait que la justice lui donnerait raison sur le fond. Le département de la Justice a de son côté critiqué un arrêt "incorrect" dont il a promis de faire appel "dans les plus brefs délais".

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ATS