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Le livret des "Maîtres chanteurs de Nuremberg" a été corrigé et annoté par Richard Wagner (Keystone archives/image symbolique).

KEYSTONE/EPA/ARNO BURGI

(sda-ats)

Clou de la troisième vente de la bibliothèque du mécène Pierre Bergé, le livret des "Maîtres chanteurs de Nuremberg" de Richard Wagner a été adjugé mercredi pour 124'690 euros à Paris. Le document exceptionnel a été corrigé et annoté par le compositeur lui-même.

Au total, la vente aux enchères, consacrée à la musique et à la poésie, a rapporté 1,7 million d'euros (1,85 million de francs), a-t-on appris auprès de la maison Sotheby's qui organisait ces enchères en association, avec la société Pierre Bergé & Associés.

L'édition originale du livret des "Maîtres chanteurs" (1862) constitue la seule source autographe témoignant du travail de révision entrepris par Wagner sur son oeuvre. L'annotation du compositeur concerne une centaine de pages, soit près des deux tiers du texte imprimé.

Musurgia Universalis

Wagner ne s'est pas limité à corriger le texte. Il a aussi noté des idées musicales au fur et à mesure qu'il avançait, simultanément, dans la révision du livret et l'écriture de la partition. Ce document exceptionnel était estimé entre 60'000 et 80'000 euros.

Considérée comme la première encyclopédie musicale connue, l'édition originale du "Musurgia Universalis", rédigée en latin au XVIIe siècle par le jésuite allemand Athanasius Kircher, a trouvé acquéreur pour 62'660 euros, une record mondial pour une oeuvre de Kircher. Cet ouvrage foisonnant, considéré comme l'un des plus importants traités musicologiques de l'âge baroque, était estimé entre 30'000 et 40'000 euros.

Concernant la poésie, une édition originale de "Calligrammes" de Guillaume Apollinaire, le quatrième et dernier recueil publié de son vivant, a été adjugé 43'862 euros (estimé entre 20'000 et 25'000 euros).

La seconde édition des "Amours" de Ronsard, imprimée en 1553 et complétée par un fascicule de musique pour accompagner les sonnets, est partie pour 37'596 euros, un peu en dessous de son estimation basse (40'000 euros). En revanche, l'édition originale du "Cimetière marin" (1920) de Paul Valéry, estimée entre 20'000 et 25'000 euros, s'est envolée à 62'660 euros.

Les deux premières ventes, en décembre 2015 puis en novembre 2016, ont déjà rapporté au total près de 17 millions d'euros. Le fruit de ces enchères est destiné à la fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, qui oeuvre à la conservation du fonds du couturier, à l'organisation d'expositions et au soutien d'actions culturelles et éducatives.

ATS