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La chasse est ouverte contre le loup qui a tué 38 moutons entre le 19 juin et le 8 août 2015 sur les alpages du Vallon de Réchy et du Val d'Annivers dans le canton du Valais. Le conseiller d'Etat valaisan Jacques Melly a ordonné jeudi le tir du grand prédateur.

Avec plus de 25 victimes laineuses en un mois, les conditions pour l'abattre sont réunies, indique la Chancellerie dans un communiqué. Ces alpages étant considérés comme non prioritaires pour la mise en place de mesures de protection, dites raisonnables, le périmètre de tir a donc été limité.

Si la chasse au loup peut commencer, le prédateur pourra être abattu sous certaines conditions. Seuls des gardes-chasses professionnels et auxiliaires assermentés pourront s'en charger.

WWF déplore cette décision

Le WWF critique la décision arguant qu'avec un coup de fusil le problème ne sera pas résolu, mais uniquement repoussé, écrit l'organisation dans un communiqué.

Il est "lamentable que 20 ans après le retour naturel du loup en Suisse, il reste encore autant de troupeaux qui ne soient pas protégés", relève l'organisation au panda. Selon elle, il est clair qu'il faut mettre en place des mesures de protection. Toutefois "il n’est pas normal que le loup soit toujours victime du laxisme de la Suisse dans ce domaine."

Après examen du dossier établi pour la décision de tir, le WWF décidera s'il fera recours ou non. Un recours n'aurait néanmoins pas d'effet suspensif puisque ce dernier a été aboli par le Grand Conseil valaisan en mars 2008.

En juin, le canton d'Uri avait également donné l'autorisation de tuer un loup qui s'était attaqué à plus de 30 moutons en l'espace de deux semaines.

ATS