Toute l'actu en bref

Outre la sécurité des patients qui est parfois hypothéquée, une proportion élevée des médecins interrogés (près de 4 sur 10) atteignent parfois la limite de leur capacité de résistance, déplore l'ASMAC (photo symbolique).

Keystone/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Plus de la moitié (52%) des médecins-assistants et chefs de clinique travaillent au-delà de la limite légale de 50 heures hebdomadaires, selon un sondage. Le surmenage des professionnels peut porter atteinte à la santé des patients.

Selon l'enquête de l'Institut Demoscope, citée mardi par la Tribune de Genève, 24 Heures et la Neue Zürcher Zeitung, un médecin sur deux constate qu'un patient a été mis en danger au cours des deux dernières années. Une situation "très problématique", écrit l'Association suisse des médecins-assistants et chefs de clinique (ASMAC) mardi dans un communiqué.

Parmi les 3331 personnes qui ont répondu à ce sondage entre janvier et février, un tiers travaillent plus d'heures qu'elles ne le déclarent. Et une petite moitié (45%) ont dû turbiner au moins une fois plus de sept jours consécutifs, soit le maximum autorisé par la loi.

Au bout du rouleau

Ainsi, les conditions de travail ne sont pas conformes à la loi pour deux médecins sur trois, "même si l'on constate une légère amélioration", écrit Demoscope.

Conséquences: outre la sécurité des patients qui est parfois hypothéquée, une proportion élevée des médecins interrogés (près de 4 sur 10) atteignent parfois la limite de leur capacité de résistance, déplore l'ASMAC. Dans la dernière enquête, menée en 2014, cette part s'élevait à 33%.

Il ressort du sondage que de nombreuses tâches administratives sans rapport avec l'activité auprès des patients pourraient être déléguées à d'autres professions. L'ASMAC interpellera cet été les hôpitaux pour que cette charge de travail diminue. Elle présentera aussi des propositions d'amélioration concrètes.

ATS

 Toute l'actu en bref