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Taux d'activité et horaires irréguliers: 10% des médecins changent de voie précocement (image symbolique).

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

En Suisse, environ 10% des médecins quittent la profession avant l'âge de la retraite. Horaires de travail irréguliers et difficulté à concilier vie professionnelle et familiale sont les raisons principales. Les conditions de travail doivent être adaptées, dit la FMH.

La part des médecins qui n'exercent plus auprès des patients oscille entre 8,4% et 12,9%, selon les différents critères retenus par une étude publiée mercredi. Cela signifie que sur les quelque 800 médecins qui terminent leur formation chaque année, en moyenne 80 cesseront leur activité avant d'arriver à la retraite.

Pour la majorité d'entre eux cette décision est définitive: seul un sur dix juge probable voire très probable de reprendre son activité médicale.

Si le phénomène était connu, le nombre effectif de médecins concernés et les raisons de leur réorientation professionnelle restaient peu clairs. Une étude de l'Observatoire suisse de la santé publiée en mai avançait le taux d'un tiers, sans donner toutefois de raisons très nettes.

L'étude de l'institut gfs.bern et du Büro Vatter, demandée par la Fédération des médecins suisses (FMH) et l'Association suisse des médecins-assistants et chefs de clinique (ASMAC), apporte des éclaircissements. Plus de 1100 médecins ont été interrogés par écrit.

Horaires et famille

Parmi les raisons invoquées, les conditions de travail arrivent en tête de liste. Un médecin sur trois considère que taux d'activité et horaires sont une des raisons principales pour changer de travail.

Plus d'une personne sur cinq mentionne également la difficulté de concilier vie de famille, notamment garde des enfants, et vie professionnelle. Avec toutefois une grande disparité entre les sexes: chez les femmes, ce taux grimpe à 41%, mais seuls 6% des hommes citent ce motif comme déterminant.

Femmes plus concernées

A noter que selon cette analyse, les femmes sont plus concernées que les hommes par un départ précoce. Leur taux est d'1,2 à 1,6 fois supérieur à celui des hommes. Ce départ est aussi souvent plus précoce, parfois même avant l'obtention du titre de médecin.

Le troisième facteur de changement (16%) est le niveau d'exigence de la profession. Il précède d'autres motifs comme la santé et la volonté de se réorienter professionnellement.

Temps partiel et crèches

Pour la FMH et l'ASMAC, chaque départ est un départ de trop. Il faut donc adapter les conditions de travail au mode de vie actuel.

Et de citer quelques mesures à prendre: proposer aux médecins des taux d'activité et des horaires plus attrayants, par exemple. Il faut créer des postes à temps partiel dans tous les secteurs et à tous les échelons hiérarchiques.

Afin de mieux concilier vie familiale et professionnelle, la FMH demande également la création de places de crèche à proximité du lieu de travail, qui doivent proposer des horaires élargis afin de mieux coller aux horaires irréguliers.

Enfin, les tâches administratives des médecins sont également évoquées. La FMH dénonce depuis plusieurs années le fait que celles-ci augmentent, tant à l'hôpital qu'en cabinet. En les réduisant, les médecins auront plus de temps à consacrer à leurs patients, ce qui augmentera l'attractivité de la profession.

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ATS