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Une réponse négative, même sèche, vaut mieux que d'être ignoré, selon des chercheurs bâlois, qui suggèrent aux employeurs et bailleurs, par exemple, de tenir compte de ces résultats (image symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Un minimum d'attention atténue grandement les effets d'une décision négative ou d'une exclusion. Être ignoré est bien pire, selon une étude de psychologues bâlois et américains.

Un refus explicite ou même des commentaires désobligeants sont préférables au silence, selon ces travaux de l'Université de Bâle et de la Purdue University (Indiana/USA).

Il a déjà été démontré que l'être humain réagit de manière très sensible aux moindres signes d'exclusion. Ceux-ci mettent en péril des besoins fondamentaux comme l'appartenance, l'estime de soi et le contrôle, a indiqué jeudi l'alma mater bâloise dans un communiqué.

Pour cette étude, des personnes ont été priées de jouer à un jeu de balle virtuel au cours duquel les autres joueurs ne leur passaient pas la balle, ou encore à une recherche d'appartement fictive avec à la clé une réponse négative formulée de manière sympathique, neutre ou peu aimable.

Résultats: le plus petit signe d'intégration et d'attention améliore la peine ressentie. La formulation, positive ou négative, ne joue aucun rôle, selon ces travaux publiés dans la revue Personality and Social Psychology Bulletin.

"Les responsables du personnel, les universités ou les bailleurs pourraient s'inspirer de ces résultats en témoignant d'un minimum d'attention aux candidats malheureux, par lettre ou par mail", conclut Selma Rudert, auteure de cette recherche à l'Université de Bâle. Au travail également, une critique négative est meilleure pour la satisfaction sur le long terme que de se voir ignorer, selon la spécialiste.

ATS

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