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Un fragment du satellite russe, dont la mise en orbite a échoué vendredi, est retombé sur Terre. Ironie du sort, il s'est écrasé sur le toit d'une maison située "Rue des cosmonautes" dans un village de Sibérie.

"Une sphère de 50 centimètres de diamètre s'est écrasée sur le toit d'une maison de village de Vagaïtsevo" dans la région de Novossibirsk, a indiqué la police locale, citée par Interfax. Les autorités ont précisé que la bâtisse était située "dans la rue des cosmonautes".

Ce fragment appartenait au satellite de communications militaires et civiles et est retombé en raison d'une panne à bord de la fusée Soyouz, peu après son lancement vendredi soir depuis le cosmodrome de Plessetsk.

Cet échec vient s'ajouter à la série noire que connaît depuis un an le secteur spatial russe, dont cinq lancements sur 33 ont échoué depuis janvier.

Crise

"Cela montre une fois encore que l'industrie (spatiale russe) est en crise", a d'ailleurs reconnu le chef de l'agence spatiale Roskosmos. Ce dernier a été nommé à ce poste en avril pour remettre de l'ordre dans l'industrie spatiale russe. Il a reconnu samedi que son limogeage était une éventualité.

Le précédent échec remonte au mois de novembre lorsque la sonde Phobos-Grunt, qui devait se diriger vers un satellite de Mars, est restée en orbite autour de la Terre, sur laquelle elle devrait retomber début janvier. Il devait s'agir de la première mission interplanétaire russe en 15 ans.

Plus grave, l'échec en août du lancement par Soyouz d'un vaisseau de ravitaillement vers la Station spatiale internationale a paralysé pendant environ trois mois les départs vers l'ISS.

Cette série noire intervient sur fond de célébrations en grande pompe en Russie, cette année, du 50e anniversaire de l'envoi du premier homme dans l'espace, le Soviétique Youri Gagarine.

ATS