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Les avalanches de plaque de neige sont les plus destructrices. Ici des protections contre les coulées de neige à Airolo au Tessin (image symbolique/archives).

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

On devrait bientôt mieux appréhender le risque d'avalanches de plaques de neige, particulièrement dévastatrices. Des chercheurs de l'EPFL ont développé un nouveau modèle prometteur sur la base de simulations.

Ce modèle tient compte de la propagation des fissures dans le manteau neigeux et des effets induits par les états de tension de la plaque, ainsi que ceux provoqués par l'effondrement de la couche fragile, indique mardi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) qui a collaboré avec l'Institut pour l'étude de la neige et des avalanches (SLF).

Les avalanches de plaques de neige peuvent s'étendre sur plusieurs kilomètres. Elles sont "les plus destructrices, que ce soit pour les humains ou les bâtiments et parce qu'elles sont très difficiles à prévoir", explique la haute école dans un communiqué.

Un château de cartes

Elles interviennent lorsqu'une couche plus fragile, enfouie sous une plaque de neige "cohésive", vient à rompre. "Cette rupture initiale se propage ensuite sous le manteau neigeux tel un château de cartes, provoquant l'avalanche proprement dite", poursuit l'EPFL.

Le modèle développé par une équipe de scientifiques de l'EPFL et du SLF, qui vient d'être publié dans la revue The Cryosphere, a l'avantage de concilier deux modèles déjà existants, mais qui jusqu'ici s'opposaient. L'un est efficace au plat, alors que l'autre l'est quand la pente est élevée (plus de 30°).

"Ils sont donc complémentaires", résume Johan Gaume, chercheur à l'EPFL. Et de conclure: "Cela ouvre des perspectives prometteuses pour améliorer les prévisions d'avalanches, en combinant les indices traditionnels de stabilité avec un nouvel indice pour évaluer la propension des fissures à se propager".

ATS

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