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Qu'une espèce de papillon élargisse son aire de répartition de 700 kilomètres vers le nord en moins de dix ans n'avait encore jamais été observé.

zvg / Martin Albrecht

(sda-ats)

La piéride de l'ibéride, originaire du sud de l'Europe, a en peu de temps étendu son territoire jusqu'à la mer du Nord. Pour le chercheur bernois Hans-Peter Wymann, cet exemple illustre de manière spectaculaire les conséquences du changement climatique.

Le Musée d'histoire naturelle de Berne a communiqué jeudi que la piéride de l'ibéride fait partie des 200 espèces de papillons diurnes présentes en Suisse. Parmi elles figurent dix espèces typiques des climats plus chauds qui ont considérablement agrandi leur aire de répartition vers le nord ces dernières années.

Auparavant, la piéride de l'ibéride n'était présente qu'en Valais et au sud du Tessin. Quelques spécimens avaient également été retrouvés il y a longtemps dans la région genevoise.

En 2008, les spécialistes Heiner Ziegler et Bernhard Jost, ainsi que Hans-Peter Wymann, qui travaille au Musée d'histoire naturelle de Berne, ont découvert les premières piérides de l'ibéride dans l'Oberland bernois.

Du jamais vu

Jamais elles n'avaient été observées au nord. Entre-temps, elles ont "conquis" toute l'Europe centrale jusqu'à la mer du Nord, comme le prouvent des découvertes faites aux Pays-Bas.

Qu'une espèce de papillon agrandisse son aire de répartition de 700 kilomètres vers le nord en moins de dix ans n'avait encore jamais été observé, d'après Hans-Peter Wymann, collaborateur scientifique en entomologie.

C'est "historique", ce d'autant plus que la piéride d'ibéride n'est pas une espèce migratoire. Hans-Peter Wymann est persuadé que ce phénomène est dû au réchauffement climatique.

Le fait que les animaux ou plantes migrent pour cette raison n'est pas nouveau. C'est simplement plus visible lorsqu'il s'agit d'un héron ou d'un Goéland leucophée, relève-t-il.

ATS