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Tapirs, fourmiliers, cabiais, singes et flamants roses du Zoo de Zurich se côtoient désormais dans un nouvel espace marécageux destiné aux animaux d'Amérique du Sud. L'enclos couvre une surface totale proche d'un hectare et compte une centaine d'occupants. Il a été inauguré ce mercredi.

"C'est un nouveau jalon dans la transformation de notre zoo en un centre de protection de la nature", a déclaré aux invités Martin Naville, président du conseil d'administration. Baptisé "Pantanal", du nom de la plus grande zone marécageuse au monde, située à cheval sur le Brésil, la Bolivie et le Paraguay, l'espace offre à ses locataires un milieu plus proche de leur habitat naturel.

"Dernièrement, un fourmilier a lavé l'oreille d'un tapir avec sa longue langue", raconte amusé le directeur du zoo Alex Rübel. "Le tapir a visiblement apprécié." Et d'ajouter que la vie communautaire entre espèces entraîne parfois aussi des tensions, comme en pleine nature.

Une taille incomparable avec la réalité

Reste que la reproduction du milieu naturel a ses limites en terme de taille: le vrai Pantanal couvre 230'000 km2, soit presque six fois la surface de la Suisse. Sa diversité d'espèces dépasse celle de l'Europe.

Le déboisement, ainsi que la capture et le commerce illégal de millions d'animaux du Pantanal, menace toutefois cette diversité. Environ 400 bandes criminelles la mettent à mal.

Afin de sensibiliser les visiteurs, le zoo a aménagé un faux poste de police brésilien dans une cabane. Il comprend des tableaux d'information sur le commerce illégal d'animaux et offre en même temps une vue imprenable sur les singes du parc.

Pour arriver jusqu'à la cabane, un parcours longe les étangs et les enjambe. Il est aussi possible de se promener parmi les singes sapajou à poitrine jaune et leurs cousins saïrimis sur l'une des trois îles du plan d'eau. Quatre perroquets, deux cygnes à cou noir et sept tortues charbonnières doivent encore rejoindre leurs futurs co-locataires dans "ce 9000 m2".

ATS