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Une quarantaine de Roms ont été interpellés et neuf placés en garde à vue mardi et mercredi à Annemasse (France), près de Genève. Ils sont soupçonnés d'être les chefs d'un réseau de mendicité organisée qui opère notamment à Genève.

Tous issus du village roumain de Barbulesti (nord-est de Bucarest), la plupart des Roms interpellés sont des petites mains qui devaient rapporter de l'argent soit en mendiant, soit par le biais d'escroqueries à la charité ou d'arnaques à la fausse bague, a déclaré le commissaire d'Annemasse Philippe Guffon.

La plupart des Roms restaient sur Genève, mais d'autres allaient jusqu'à Lausanne, Neuchâtel ou Aigle (VD).

Les personnes au bas de la pyramide étaient apparemment exploitées. Sur un franc ou un euro qu'elles rapportaient, elles ne pouvaient garder qu'une dizaine de centimes, a expliqué le commissaire Guffon. Le reste allait dans la poche des patrons qui se chargeaient ensuite d'expédier l'argent en Roumanie.

Extrême pauvreté

Pour l'instant, la police française ignore les raisons qui ont poussé ces dizaines de Roms à venir en Haute-Savoie pour se faire exploiter par des compatriotes, car la loi du silence règne. "Il semblerait qu'ils soient ici pour rembourser des dettes à des taux usuraires", a avancé le commissaire Guffon.

Les victimes du réseau, qui ont toutes été relâchées par la police française, vivent dans des conditions d'extrême précarité. Aucun de ces Roms n'a de toit. Ils dorment dans la rue sur des matelas en pleine coeur d'Annemasse, dans des parcs publics ou dans de vieilles voitures abandonnées afin d'éviter toute dépense.

L'opération d'interpellation a nécessité la mobilisation de 96 policiers mardi matin. Elle a été menée en coordination avec la police judiciaires genevoise et les gardes-frontière suisses.

ATS