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Un second policier a succombé mardi à ses blessures au lendemain des affrontements devant le parlement à Kiev. Ces heurts ont opposé les forces de l'ordre à des militants d'extrême-droite opposés à une réforme octroyant plus d'autonomie à l'est séparatiste.

"Encore un membre de la Garde nationale a succombé à ses blessures suite à l'explosion d'une grenade (...) Cela fait mal", a écrit sur son compte Twitter le ministre ukrainien de l'Intérieur Arsen Avakov.

Ce mort porte le bilan des violences à deux policiers tués et 141 personnes hospitalisées. Parmi elles figurent 131 policiers, dont dix dans un état grave, selon une porte-parole de la police de Kiev.

Les policiers dans un état grave souffrent de blessures au ventre, aux poumons et à la tête, a pour sa part précisé la députée Olga Bogomolets, conseillère du président Petro Porochenko chargée des questions humanitaires. Le chef de l'Etat a dénoncé lundi une "action anti-ukrainienne" et promis de châtier les coupables.

Inquiétude

L'adoption par le Parlement ukrainien d'un projet de loi sur la décentralisation octroyant une plus grande autonomie aux régions séparatistes prorusses en guerre avec Kiev a tourné lundi à l'affrontement entre forces de l'ordre et militants d'extrême-droite opposés à cette réforme.

C'est la première fois depuis le soulèvement proeuropéen de Maïdan durant l'hiver 2013-2014, qui avait conduit à la chute du président prorusse Viktor Ianoukovitch, que la capitale ukrainienne est le théâtre de telles violences.

Ces affrontements ont suscité la vive préoccupation des Etats-Unis et de l'Union européenne, qui soutiennent le gouvernement de Kiev, et de la Russie, accusée par les Occidentaux de soutenir les rebelles séparatistes de l'est du pays.

Dix-huit suspects restaient mardi en garde à vue, parmi lesquels la personne soupçonnée d'avoir lancé une grenade devant l'entrée du parlement, a précisé la porte-parole de la police de Kiev. Douze des 30 personnes interpellées la veille ont été relâchées.

ATS