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Tennis - La centième finale fut l'une des plus dures à gagner. La victoire n'en est que plus belle pour Roger Federer qui a écrit à Londres un nouvel épisode de sa légende.
Le Bâlois s'est imposé 6-3 6-7 (6/8) 6-3 en finale du Masters face à Jo-Wilfried Tsonga. Il a cueilli son septantième titre, son sixième dans ce tournoi des Maîtres dont il est aujourd'hui le seul détenteur de victoires.
Ce succès a été acquis au terme d'un match riche en rebondissements. Roger Federer a, en effet, servi pour le gain de la partie à 6-3 5-4. Il a ensuite bénéficié d'une balle de match dans le tie-break. Son grand mérite fut de repartir au combat en oubliant très vite l'issue de ce deuxième set qu'il n'aurait jamais dû perdre.
Comme au premier set, Roger Federer signait le break décisif du troisième set au septième jeu. Il décrochait la lune sur sa troisième balle de break avec un coup droit du Français dans le couloir. A 5-3, son bras ne fléchissait pas une seconde fois. Il gagnait ce dernier jeu "blanc" sur une volée qu'un débutant n'aurait pas ratée.
Dans ce dernier jeu sans histoire, Roger Federer a sans doute pu mesurer la portée de cette victoire, la 807e de sa carrière. N'a-t-il pas réussi la passe de trois en s'imposant à Bâle, Bercy et Londres ? N'a-t-il pas ravi à Andy Murray la place de no 3 mondial au terme de cette semaine à Londres ? N'est-il pas devenu à 30 ans passés le vainqueur le plus âgé de l'histoire du Masters ? Les larmes qu'il a versées une fois cette balle de match gagnée s'expliquent aisément.
Roger Federer entamera l'année 2012 à Doha après une série de dix-sept matches sans défaite. Depuis cette demi-finale de l'US Open perdue face à Novak Djokovic malgré deux balles de match dans sa raquette, l'homme aux seize titres du Grand Chelem n'a plus quitté le court dans la peau du perdant. A Melbourne dans un mois et demi, il tentera de revenir en pleine lumière en gagnant un dix-septième titre majeur, deux ans exactement après la conquête du seizième.

ATS