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Un temple hindou de l'ouest de l'Inde a levé vendredi l'interdiction, remontant à plusieurs siècles, pour toute femme d'entrer dans son enceinte. Il a pris cette mesure après une décision d'un tribunal.

Des militants avaient engagé le bras de fer pour obtenir le droit pour les femmes de pénétrer dans le temple de Shani Shingnapur, après que les autorités eurent empêché l'an dernier une femme d'accéder au coeur de ce lieu.

"Nous avons suivi la décision du tribunal et permis aux femmes de pénétrer dans le sanctuaire", a dit Satish, un responsable du temple, dans le district d'Ahmednagar dans l'Etat du Magarashtra.

Droit fondamental

La Haute cour de Bombay avait décidé la semaine dernière que les femmes avaient un droit fondamental d'accéder aux lieux de culte et que les autorités devaient assurer leur sécurité.

Elle avait été saisie d'une requête par la Bhoomata Brigade, un groupe de femmes qui avaient tenté d'entrer dans le temple en janvier avec des dizaines d'autres militants.

De nombreux sites religieux en Inde interdisent traditionnellement l'accès des femmes aux espaces les plus sacrés des temples et des mausolées. Le temple de Sabarimala dans le Kerala (sud) interdit ainsi l'accès aux femmes de 10 à 50 ans.

Les femmes ne peuvent pas non plus entrer dans le mausolée Haji Ali Dargah à Bombay depuis 2011. Le trust qui gère les lieux estime que la présence de femmes près de cette tombe d'un saint constitue "un péché grave" dans l'islam.

ATS