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Dans la sclérose en plaques, le système immunitaire de la personne se dérègle et s'attaque à des éléments de son propre système nerveux (photo symbolique).

Keystone/AP/MATTHIAS RIETSCHEL

(sda-ats)

Des médecins rapportent avoir trouvé un moyen de contenir la sclérose en plaques. Petit bémol: il s'agit d'un traitement à haut risque - une puissante chimiothérapie - qui ne peut être largement utilisé, selon une étude publiée vendredi.

Ils ont traité 24 patients, âgés de 18 à 50 ans atteints de sclérose en plaques (SEP) au Canada à l'aide d'une puissante chimiothérapie, destinée à détruire le système immunitaire avant une greffe de cellules souches fabriquées par la moelle osseuse.

Chez ces 23 patients, ce traitement a stoppé les rechutes et le développement de nouvelles lésions cérébrales sans avoir besoin de continuer à prendre des médicaments, indique l'équipe canadienne dans la revue médicale britannique The Lancet.

"Huit des 23 patients ont eu une amélioration durable de leur handicap 7,5 ans après le traitement", selon la revue médicale. Un des 24 patients est mort de complications hépatiques et infectieuses entraînées par la chimiothérapie agressive utilisée. Il s'agit du "premier traitement capable de produire ce niveau de contrôle de la maladie ou de récupération neurologique. Mais les risques liés au traitement limitent son utilisation à grande échelle".

Plus de deux millions de personnes

La sclérose en plaques touche plus de deux millions de personnes dans le monde, dont plus de 100'000 en France et 400'000 en Europe. Dans cette maladie, plus ou moins sévère, le système immunitaire de la personne se dérègle et s'attaque à des éléments de son propre système nerveux. Il en résulte des symptômes variés: picotements, faiblesses musculaires, troubles de l'équilibre, de la vision, du langage, voire des paralysies qui peuvent régresser.

A plus ou moins long terme, ces troubles peuvent progresser vers un handicap irréversible. Les traitements actuels ne permettent pas de guérir la maladie et ils peinent à enrayer sa progression.

Des essais cliniques sur plus de patients doivent confirmer les résultats, convient Mark Freedman (Ottawa), co-auteur de l'étude qui reconnaît que les "avantages potentiels" du traitement "doivent être pondérés par le risque de complications graves".

Dans un commentaire sur l'étude, Jan Dorr, du Centre de recherche clinique NeuroCure à Berlin, juge les résultats "impressionnants". Mais il estime que l'étude ne va "probablement pas" changer l'approche du traitement de la sclérose en plaques "à court terme" parce que le taux de mortalité "sera considéré comme trop élevé".

ATS