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L'association paritaire valaisanne du secteur de la construction veut renforcer la lutte contre le travail illégal. Elle a développé une application pour smartphone qui permet de signaler des chantiers illégaux.

KEYSTONE/LAURENT DARBELLAY

(sda-ats)

L'association paritaire valaisanne du secteur de la construction veut renforcer la lutte contre le travail illégal. Elle a développé une application pour smartphone qui permet de signaler des chantiers illégaux.

"L'objectif de cette app n'est pas de susciter la délation mais de défendre les emplois, la qualité du travail et la sécurité", a expliqué mercredi lors d'une présentation le président de l'association pour le renforcement des contrôles sur les chantiers de construction (ARCC) Serge Métrailler.

Commission paritaire syndicat-patronat fondée en 2016, l'ARCC enregistre de nombreuses plaintes d'entreprises et de syndicats mécontents. Les contrôles sont encore trop peu fréquents, estime M.Métrailler. Depuis 2017, l'ARCC a été chargée de certains contrôles. Ses sept inspecteurs sont assermentés.

Contrôles payants

Et le travail a payé. L'an dernier, 446 chantiers ont été contrôlés contre 150 lorsque la seule inspection cantonale de l'emploi se chargeait de ce travail. Plus de la moitié des chantiers ont fait l'objet d'une instruction pour une somme cumulée de salaire de 1,25 million de francs, l'équivalent du salaire annuel de 15 employés à plein temps.

"L'effet dissuasif de ce déploiement de contrôleurs est réel", a précisé Bernard Tissières, coordinateur des syndicats chrétiens du Valais romand. Mais l'objectif est de faire passer un message de tolérance zéro vis-à-vis des fraudeurs. L'application est en ce sens un instrument supplémentaire.

N'importe quel citoyen pourra avec l'application prendre en photo un chantier jugé illégal. L'app transmet l'information à l'ARCC qui l'analysera. Si le soupçon de fraude est confirmé, l'inspection du travail sera informée, précise M. Métrailler.

Protection des données

La question de la photo peut poser un problème de protection des données. Mais auparavant il y avait aussi des dénonciations de chantiers illégaux, photos à l'appui. "Le smartphone remplace le Polaroid", estime M. Métrailler.

Suppléant au préposé fédéral à la protection des données, Jean-Philippe Walter précise que cette application ne déclenchera pas d'action directe de la part du préposé. "Le droit ne prévoit pas qu'une application doit être autorisée avant sa mise sur le marché", précise-t-il à l'ats.

En revanche, une personne prise en photo peut saisir la justice. Filmer des personnes ou les prendre en photo à leur insu peut poser un problème du point de vue de la protection des données, explique M. Walter.

Contextualiser le chantier

Pour l'ARCC, la prise de photo sert à montrer le contexte d'un chantier et à le situer. Le dénonciateur devra décliner son identité. Et il y aura une analyse préalable du cas avant une quelconque intervention.

Serge Métrailler ne voit guère de problèmes avec cette app. Au Tessin, l'association patronale de la construction a développé en 2015 un outil similaire sans rencontrer de soucis. Le nombre de dénonciation n'a pas explosé. Et à Fribourg, syndicats et patronat planchent aussi sur une application qui intégrerait même la police. En tout état de cause, l'ARCC entend prendre contact avec le préposé valaisan à la protection des données pour connaître son opinion.

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ATS