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Baptisée "Kamergotchis", contraction de "tamagotchis" et de "Tweede Kamer", la chambre basse du Parlement néerlandais, l'application choisit au hasard pour le joueur la tête de liste d'un des 17 plus gros partis sur les 28 qui se présentent aux élections.

KEYSTONE/EPA ANP/ALEXANDER SCHIPPERS

(sda-ats)

Une émission de télévision a lancé une application, genre tamagotchi. Le joueur doit s'occuper de candidats aux législatives du 15 mars aux Pays-Bas. Il doit nourrir, donner de l'attention ou de l'amour à un responsable politique qui, s'il est oublié, mourra.

"As-tu nourri ton Mark Rutte ?", le Premier ministre, et "n'oublie pas de donner de l'attention à ton Geert Wilders !", le député d'extrême droite connu pour ses prises de position virulentes contre l'islam. Voilà des phrases qui sont désormais courantes parmi les Néerlandais.

L'application repose sur les célèbres animaux virtuels japonais qui avaient conquis la planète dans les années 1990. Elle a été téléchargée près de 750'000 fois, a annoncé vendredi la production de l'émission "Zondag met Lubach".

Baptisée "Kamergotchis", contraction de "tamagotchis" et de "Tweede Kamer", la chambre basse du Parlement néerlandais, l'application choisit au hasard pour le joueur la tête de liste d'un des 17 plus gros partis sur les 28 qui se présentent aux élections.

Le jeu prétend être "idéal pour le citoyen concerné" : "jamais vous n'avez eu autant d'influence politique !", assure-t-il sur son site internet.

Mise à jour politique

L'application est mise à jour en fonction de l'actualité politique, très active en pleine campagne pour les législatives du 15 mars, considérées comme un baromètre de la place qu'occupe l'extrême droite en Europe. Le joueur reçoit donc des messages liés, par exemple, aux dernières déclarations de son "kamergotchi".

Ceux qui se seront le mieux occupés de leur candidat virtuel recevront des tickets pour assister à l'émission, qui était déjà à l'origine d'une vidéo parodique devenue virale expliquant pourquoi les Pays-Bas devraient avoir la deuxième place derrière les Etats-Unis de Donald Trump.

ATS

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