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La base de Tayfur a déjà été bombardée par l'aviation israélienne, selon une ONG (archives).

KEYSTONE/AP/LEFTERIS PITARAKIS

(sda-ats)

Des missiles ont frappé tôt lundi un aéroport militaire syrien dans le centre du pays, faisant plusieurs morts et blessés, ont rapporté des médias syriens. Le Pentagone a aussitôt réagi en assurant que ses forces armées "ne mènent pas de frappes aériennes en Syrie".

Selon la télévision de Damas, l'attaque a visé la base de Tayfur située entre les villes de Homs et de Palmyre, dans le centre du pays. L'aérodrome a été secoué lundi par de violentes explosions tandis que la défense antiaérienne est entrée en action et a abattu huit missiles, a affirmé la TV, qui attribue pour sa part l'attaque aux Etats-Unis.

Mais à Washington, le Pentagone a assuré que les Etats-Unis "ne mènent pas de frappes aériennes en Syrie pour le moment". La base de Tayfur, aussi appelée Tiyas, est également utilisée par la force Al Qods, l'unité d'élite des gardiens de la révolution iraniens, alliés du président syrien Bachar al-Assad dans la guerre civile syrienne.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG proche des rebelles syriens, le site avait été l'une des cibles des raids de représailles de l'aviation israélienne après la perte d'un F-16 au-dessus de la Syrie en février dernier.

Menaces de Trump et Macron

L'attaque de lundi est intervenue peu après que le président américain Donald Trump a condamné une attaque chimique présumée ayant fait samedi des dizaines de morts dans une zone rebelle près de Damas. Le septuagénaire républicain avait averti que les responsables allaient "payer le prix fort".

L'Elysée puis la Maison-Blanche ont publié, peu avant la frappe, des communiqués faisant état d'un entretien téléphonique entre les présidents américain Donald Trump et français Emmanuel Macron durant lequel, selon l'Elysée, ils ont "fermement condamné les attaques chimiques le 7 avril contre la population de Douma dans la Ghouta orientale". La présidence française n'a pas cité explicitement le gouvernement syrien.

Les deux présidents "ont échangé leurs informations et leurs analyses confirmant l'utilisation d'armes chimiques", a précisé Paris, balayant tout doute sur l'emploi d'armes chimiques, ce dont la France a fait une "ligne rouge" devant déclencher des frappes de représailles.

Emmanuel Macron et Donald Trump ont également "décidé de coordonner leurs actions et leurs initiatives au sein du Conseil de sécurité de l'ONU", qui doit se réunir lundi à 17h30 (heure suisse), a ajouté l'Elysée.

Frappe américaine à Khan Cheikhoun

Paris a plusieurs fois menacé de frapper des objectifs militaires syriens en cas d'usage avéré d'armes chimiques contre des civils. Dans de telles circonstances, "nous frapperons", avait réaffirmé en février Emmanuel Macron.

Le régime syrien, défendu par ses deux alliés indéfectibles, la Russie et l'Iran, a démenti toute attaque chimique dans l'ultime poche rebelle dans la Ghouta orientale, que ses forces semblaient en passe de reprendre entièrement.

Alors qu'un conseiller de M. Trump a déclaré qu'une action militaire n'était pas à écarter, Moscou a mis en garde Washington contre une telle intervention "pour des prétextes fabriqués" et qui pourrait "mener aux plus lourdes conséquences".

Il y a un an, l'armée américaine avait tiré des dizaines de missiles de croisière Tomahawk contre une base aérienne syrienne après un bombardement au gaz sarin imputé aux forces gouvernementales à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie. L'attaque chimique avait tué trois jours plus tôt plus de 80 civils.

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ATS