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Le professeur David Goodall à l'heure de son dernier grand départ d'Australie le 2 mai dernier (archives)

KEYSTONE/EPA AAP/SOPHIE MOORE

(sda-ats)

Le cofondateur d'une clinique suisse, qui s'apprête à aider à mourir le plus vieux scientifique australien, a qualifié d'"atrocité" le fait que l'Australie n'ait pas autorisé cet homme de 104 ans à finir sa vie chez lui. Il doit en principe mourir ce jeudi.

David Goodall, qui avait fait parler de lui il y a deux ans quand son université avait tenté de l'évincer, ne souffre d'aucune maladie en phase terminale, mais juge que sa qualité de vie s'est détériorée et qu'il est temps de partir.

"Mais comme il n'est pas au stade terminal, il doit voyager jusqu'en Suisse", a déploré Ruedi Habegger, cofondateur d'Eternal Spirit, une des fondations qui aident en Suisse les personnes souhaitant mettre un terme à leur vie. "C'est là toute l'atrocité. Ce vieil homme devrait être en mesure de mourir chez lui, dans son lit, comme on peut le faire ici", a-t-il déclaré lors d'une interview à l'AFP.

M. Goodall doit se donner la mort à la clinique d'Eternal Spirit, près de Bâle, ce jeudi. M. Habegger a indiqué que le scientifique australien voyagera avec un ami qui l'assistera jusqu'à la fin.

L'aide au suicide est illégale dans la plupart des pays du monde. Elle était totalement interdite en Australie jusqu'à ce que l'Etat de Victoria légalise l'an dernier la mort assistée. Mais cette législation, qui ne rentrera en vigueur qu'en 2019, ne concerne que les patients en phase terminale avec une espérance de vie de moins de six mois.

Contraint de venir en Suisse

"Si une personne en bonne santé vient et dit 'je suis sain d'esprit et j'ai décidé de mourir', ses raisons ne vous regardent pas, en théorie", a affirmé M. Habegger. Mais il a reconnu qu'il est très rare que des personnes en bonne santé demandent à mourir, et souligné que la plupart des médecins hésiteraient à coopérer.

La grande majorité des quelque 80 personnes qui se tournent vers Eternal Spirit chaque année sont âgés, malades et en souffrance, avec une moyenne d'âge de 76 ans, a-t-il précisé, ajoutant que le plus jeune avait 32 ans et le plus âgé - jusqu'à présent - 99 ans.

"Je ne veux pas aller en Suisse", a déclaré le scientifique à la télévision australienne ABC, avant de s'embarquer pour son dernier voyage mercredi dernier. Mais, il a expliqué qu'il avait dû "saisir l'opportunité du suicide que le système australien ne me permet pas".

"Je suis très amer", a ajouté ce chercheur associé honoraire à l'Université Edith Cowan de Perth. Il devait rendre visite à son fils en France, avant de rejoindre la clinique bâloise cette semaine.

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ATS