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Vian Dakhil a rappelé que les centaines de milliers de Yézidis déplacés après le massacre de leur communauté début 2014 à Sinjar par l'Etat islamique (EI) ont "besoin d'aide".

KEYSTONE/AP KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

"La tragédie continue chaque jour" pour les Yézidis en Irak. Après le génocide dénoncé par la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie, la seule députée de cette minorité a demandé mardi à Genève une institution similaire sur l'Irak.

Les centaines de milliers de Yézidis déplacés après le massacre de leur communauté début 2014 à Sinjar par l'Etat islamique (EI) ont "besoin d'aide", a affirmé devant la presse Vian Dakhil, après être intervenue devant le Conseil des droits de l'homme. Ils manquent d'eau, de nourriture, d'écoles ou encore d'hôpitaux.

Mais surtout, il faut rétablir le dialogue avec les autres communautés dont ils se méfient désormais. Mme Dakhil est prête à siéger dans une plateforme avec les sunnites ou les Kurdes. D'autant plus que les Yézidis doivent pouvoir retrouver la région de Sinjar, selon elle. Elle appelle la communauté internationale à reconstruire les maisons de cette minorité religieuse.

Comme la Commission d'enquête sur la Syrie dont fait partie la Tessinoise Carla del Ponte, la parlementaire irakienne souhaite que le Conseil de sécurité saisisse la Cour pénale internationale (CPI). "Nous avons tous les documents" pour établir un génocide, dit-elle.

Commission inquiète sur Idleb

Mardi, la Commission d'enquête sur la Syrie a présenté son rapport sur les Yézidis devant le Conseil. Dans ce document dévoilé jeudi dernier, elle indique que l'EI a perpétré un génocide et de nombreux crimes de guerre et contre l'humanité contre les Yézidis en Irak mais aussi en Syrie.

Elle évoque "des horreurs presque inimaginables" contre la minorité religieuse. "L'EI a cherché à détruire les Yézidis par des meurtres, de l'esclavage sexuel, une réduction en esclavage, de la torture et un traitement inhumain et dégradant", affirme le rapport. Le Conseil de sécurité doit activer les dispositions qui permettent des sanctions ou le recours à la force, ajoute-t-il.

Mardi, le président de la Commission Paulo Sergio Pinheiro s'est par ailleurs inquiété d'accusations selon lesquelles le Front al-Nosra et d'autres groupes djihadistes auraient utilisé des centaines d'enfants comme combattants dans la province d'Idleb en Syrie. La Commission mène des investigations sur ces allégations, a-t-il dit.

ATS