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Dans le tomographe à résonance magnétique, les sujets étaient invités à se coucher "sans penser à rien" dans un premier temps (photo symbolique).

KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI

(sda-ats)

Une équipe de chercheurs suédois a montré que les logiciels évaluant l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) commettent des erreurs. Des milliers d'études sur le cerveau pourraient être fausses. Le monde scientifique s'efforce de limiter les dégâts.

De gros doutes existent à propos des études de scanners cérébraux depuis au moins 2009, lorsqu'un chercheur américain avait prouvé une "activité cérébrale" chez un saumon mort grâce à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle.

La recherche suédoise réalisée à l'Université de Linköping suscite néanmoins l'émoi: en raison d'erreurs de logiciels, 40'000 études pourraient être fausses, expliquaient en juin les chercheurs dans la revue spécialisée PNAS.

Entre-temps, ils n'évoquent plus que 3500 études problématiques, rapporte jeudi le Tages-Anzeiger. Les Suédois ont utilisé les données brutes d'études ayant fait l'objet d'une publication et les ont fait examiner par huit programmes d'analyse standard.

Aucune activité cérébrale particulière ne devait être signalée, car les sujets dont provenaient les données devaient simplement laisser vaquer leurs pensées. Ce "niveau zéro" a servi de référence pour les mesures ultérieures, lors desquelles les sujets devaient par exemple résoudre un problème ou contempler des images.

Faussement positif

Or, trois des huit programmes d'analyse ont révélé jusqu'à 70% de faux signaux positifs, soit une activité cérébrale où il n'y en avait pas. Ces trois logiciels sont justement les favoris des scientifiques, car ils produisent des résultats plutôt marquants, écrit le Tages-Anzeiger.

Différents chercheurs soulignent que les études remises en question ne sont pas forcément fausses. Beaucoup d'entre elles ne reposent pas uniquement sur l'IRMf mise en doute. De plus, les 70% représentent une valeur de pointe ne correspondant pas à toutes les études existantes.

Nécessité d'agir

Malgré cette réserve, de nombreux scientifiques estiment que, suite à l'étude suédoise, il y a nécessité d'agir. "Il faut d'abord corriger les paramètres des logiciels", explique le chercheur en IRM Christoph Boesch, de l'Université de Berne, dans le Tages-Anzeiger. C'est déjà fait pour l'un des programmes testés. De plus, il faudrait que ces expériences soient accompagnées par des experts en méthodes mathématiques afin de reconnaître plus rapidement les erreurs.

Enfin, les données brutes et les codes d'analyse devraient être divulgués lors de chaque publication, ce que certaines revues spécialisées exigent déjà. Ce n'est toutefois pas facilement faisable pour des données médicales.

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ATS