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Une expédition suisse partira le 15 mars de Bordeaux (F) pour réaliser un état des lieux global de la pollution des océans par les plastiques. Pilotée par le skipper Stève Ravussin, elle se rendra sur les plages des îles situées dans les cinq vortex de déchets, des zones qui concentrent les déchets flottants.

On estime que plus de 260'000 millions de tonnes de plastiques polluent les océans. Ces déchets s'accumulent au sein d'immenses tourbillons d'eau créés par les courants marins. Ces gigantesques amas de détritus sont appelés "gyres" ou "vortex" de déchets, explique jeudi la fondation "Race for Water", basée à Lausanne.

Cinq gyres sont recensés, mais un seul, celui du Pacifique nord, est activement étudié. Grâce à l'expédition "Race For Water Odyssey" (R4WO), les scientifiques disposeront pour la première fois de données systématiques et comparables prélevées sur l'ensemble des cinq gyres de la planète.

Imaginer des solutions

"Afin de pouvoir imaginer des solutions, il faut au préalable bien comprendre le problème", a expliqué Marco Simeoni, cité dans le communiqué de presse. Cet entrepreneur et président de la fondation "Race for Water" embarquera à bord du trimaran "pour constater l'ampleur des dégâts".

Les plastiques constituent un réel problème dans les océans. Ils peuvent voyager pendant des années en haute mer. Regroupés dans des vortex, leur détection est complexe, car ils se dégradent en paillettes et peuvent devenir invisibles à l'oeil nu. Ces microparticules menacent les écosystèmes marins et peuvent être ingérés par les poissons, contaminant la chaîne alimentaire.

Près de 300 jours

Durant près de 300 jours, des chercheurs se rendront sur une douzaine d'îles soigneusement sélectionnées. Pour leurs analyses, ils se baseront sur la méthode développée par la National Oceanic and Atmospheric Administration, l'agence américaine responsable de l'étude des océans. Un drone sera utilisé et des universités américaines analyseront les macro-déchets.

L'expédition vise aussi à sensibiliser le grand public et les milieux politiques à la pollution marine par les plastiques. On estime que 80% de ces déchets proviennent des activités humaines terrestres. Y remédier, c'est accepter de changer ses habitudes de consommation, soulignent les membres de l'expédition.

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ATS