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La rapporteuse spéciale de l'ONU appelle à garantir une assistance à des centaines de personnes dans l'Etat de Kachin en Birmanie (archives).

KEYSTONE/AP/ESTHER HTUSAN

(sda-ats)

Une "obstruction délibérée" de l'aide équivaut à un crime de guerre. La rapporteuse spéciale de l'ONU sur la Birmanie Yanghee Lee a appelé mardi les autorités birmanes à garantir un accès humanitaire à l'Etat de Kachin où des milliers de civils fuient des violences.

Au moins dix personnes ont été tuées et plusieurs ont été blessées dans cet Etat du nord du pays, selon des chiffres qu'elle a mentionnés. Mme Yanghee, qui s'est vu refuser récemment l'accès au pays par le gouvernement dans le cadre de la crise des Rohingyas dans l'Etat de Rakhine, a aussi reçu des indications selon lesquelles l'armée aurait mené des raids aériens et utilisé des armes lourdes contre des civils.

"Ce que nous voyons depuis quelques semaines dans l'Etat de Kachin est entièrement inacceptable et doit cesser immédiatement", affirme-t-elle. Selon l'ONU, plus de 5000 personnes ont fui la région depuis trois semaines.

Quelque 15'000 personnes ont quitté la zone depuis le début de l'année. Et plus de 90'000 se trouvent dans des camps de déplacés dans les Etats de Kachin et de Shan depuis qu'un cessez-le-feu entre le gouvernement et l'Armée pour l'indépendance de Kachin a été rompu en 2011.

Mme Yanghee appelle à garantir la sécurité des civils et toutes les parties à honorer leurs obligations en terme de droit international humanitaire (DIH). Selon elle, un convoi de la Croix-Rouge a été empêché d'entrer dans un village il y a une semaine. Plus d'une centaine de civils sont bloqués depuis plusieurs semaines sans accès à de la nourriture ou des médicaments. Des milliers de personnes ont manifesté lundi pour demander un accès humanitaire à ces personnes.

"Véritable enquête exigée"

Parallèlement, la première délégation du Conseil de sécurité à se rendre en Birmanie au chevet de la crise des musulmans rohingyas, qualifiée par l'ONU de nettoyage ethnique, a réclamé mardi que soit menée "une véritable enquête".

"Pour que justice soit faite, il doit y avoir une véritable enquête" menée sur cette crise ayant vu fuir quelque 700'000 musulmans au Bangladesh depuis l'été 2017, a déclaré Karen Pierce, ambassadrice de Grande-Bretagne aux Nations unies et membre de la délégation.

Interrogée sur un possible consensus au sein du Conseil de sécurité en faveur d'une implication de la Cour pénale internationale, l'ambassadrice a botté en touche. "Une des voies possibles est un recours à la Cour pénale internationale. La seconde est que la Birmanie le prenne en charge elle-même", via son système judiciaire, a-t-elle décrit.

Aung San Suu Kyi "nous a dit que s'il y avait des preuves, elles devraient être transmises aux autorités birmanes, qui mèneraient une véritable enquête", a-t-elle assuré. La chef de la diplomatie birmane Aung San Suu Kyi a reçu lundi une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU, première visite d'un tel niveau depuis le début de la crise des Rohingyas en 2017.

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ATS