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Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont lancé en novembre l'offensive "Colère de l'Euphrate" visant à reprendre Raqa, la capitale du groupe Etat islamique (EI) en Syrie (archives).

KEYSTONE/AP Hawar News Agency/UNCREDITED

(sda-ats)

Des forces arabo-kurdes ont pénétré pour la première fois lundi à Tabqa, dans le nord de la Syrie. Cette ville est un verrou clé en direction de Raqa, principal fief du groupe Etat islamique (EI) en Syrie et objectif ultime de ces troupes appuyées par les Etats-Unis.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les Forces démocratiques syriennes (FDS) "sont entrées pour la première fois à Tabqa qu'elles encerclent de toutes parts. Elles ont pris le contrôle de plusieurs points dans le sud et avancent à la périphérie ouest".

Dans un communiqué posté en ligne, les FDS ont annoncé avoir pris des positions de l'EI dans le sud et l'ouest de Tabqa, située à 55 km à l'ouest de Raqa. Les djihadistes tentent de repousser les FDS et de violents combats se déroulent à Tabqa. Les positions djihadistes y sont en outre visées par des raids intenses de la coalition internationale, selon l'OSDH.

L'un de ces raids a causé la mort lundi de onze membres d'une même famille, dont sept enfants, qui fuyaient en voiture les combats, a ajouté l'ONG.

"Se battre jusqu'au dernier"

Pour le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, "la vraie bataille commence maintenant, car il n'y a aucune possibilité pour les djihadistes de quitter la ville". La durée de la bataille "dépend de la décision des combattants de l'EI de se rendre ou de se battre jusqu'au dernier", a-t-il souligné.

Le 5 novembre 2016, les FDS ont lancé une grande offensive, baptisée "Colère de l'Euphrate", pour chasser l'EI de la ville de Raq. Cette alliance de combattants kurdes et arabes est appuyée dans les airs par une coalition internationale antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis et au sol par des conseillers militaires américains.

Selon une étude du groupe de réflexion "Syrian economic task force" basé à Dubaï, la ville de Tabqa compte actuellement 75'000 habitants auxquels s'ajoutent 10'000 combattants de l'EI et leurs familles venus des pays arabes, d'Europe, d'Australie et des Etats-Unis. La population s'élevait à 250'000 habitants avant la guerre.

Cessez-le-feu à Khan Cheikhoun

Dans le nord-ouest du pays, le régime syrien s'est dit prêt à instaurer un cessez-le-feu dans la ville sous contrôle rebelle de Khan Cheikhoun, victime début avril d'une attaque chimique présumée, si des experts internationaux y sont envoyés pour enquêter, a annoncé lundi l'armée russe, alliée de Damas.

"La Syrie est prête à introduire un moratoire total sur les actions de ses forces armées (...) dans cette zone afin d'assurer la sécurité d'une mission d'experts à Khan Cheikhoun", a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué

Le régime de Damas est prêt à prendre cette décision à la demande de la Russie, l'un de ses principaux alliés avec l'Iran, précise le communiqué. Imputée au régime syrien, une attaque chimique présumée a fait 88 morts, dont 31 enfants, le 4 avril dans cette petite ville contrôlée par des rebelles et des djihadistes dans la province d'Idleb.

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ATS