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Le personnel de santé quitte facilement la profession pour d'autres domaines (archives).

KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE

(sda-ats)

Un tiers des médecins quittent en cours de carrière leur profession. Dans le secteur infirmier, cette proportion atteint 46%, selon une étude de l'Observatoire suisse de la santé (OBSAN). Ces chiffres montrent un fort potentiel de personnel formé dans la santé.

Cette étude publiée mardi a recensé les personnes qui ne travaillent plus au sens strict avec des patients. C'est par exemple une sage-femme qui arrête son job pour se consacrer à sa vie familiale ou un médecin qui s'engage dans la recherche ou l'industrie pharmaceutique.

Chez ces derniers, seuls 8,2% sortent de la vie active, alors que 24% réorientent leur carrière vers d'autres branches d'activité ou profession. Le groupe des infirmiers/infirmières et des sages-femmes présente les plus fortes proportions de personnes qui ne sont plus professionnellement actives, avec respectivement 15,4% et 13,7%. Un tiers environ changent de domaine d'activité.

Age et sexe, deux facteurs en cause

Les femmes quittent plus souvent leur profession que les hommes. Par exemple, chez les médecins, elles sont 11,6% à sortir de la vie active contre 4,5% pour leurs homologues masculins. Dans le secteur infirmier, cela concerne 17,7% de femmes et 5,7% d'hommes.

L'âge joue aussi un rôle dans les changements professionnels. C'est notamment le cas du personnel infirmier chez qui la part des personnes qui quittent la profession augmente au fil des ans: elle est d'environ 32% chez les moins de 35 ans et 56% chez les plus de 50.

Pour les médecins, il y a peu de différences entre les classes d'âge. L'étude déduit qu'ils sont surtout nombreux à se réorienter en début de carrière, ayant visé dès leurs études une activité en dehors du système de santé (laboratoire de recherches ou technologie médicale). Pour ceux qui ont achevé leurs études postgraduées et ouvert un cabinet, il y a peu de changements.

Adapter le recrutement

Ces résultats sont toutefois à prendre avec précaution. L'étude ne permet en effet pas de savoir combien de personnes ayant quitté leur profession la réintègre par la suite. Ensuite, les raisons d'une sortie de la profession ne sont pas toujours très nettes. Un médecin dans un poste de direction est considéré comme ayant changé de branche.

Mais pour Stefan Spycher, vice-directeur de l'Office fédéral de la santé publique, cette étude pourrait donner quelques pistes en matière de recrutement. On pourrait par exemple adapter les mesures de manière plus ciblée au potentiel existant par profession et par classe d'âge.

L'étude s'appuie sur les données 2013 de l'Office fédéral de la statistique, recueillies auprès de 200'000 personnes vivant en Suisse.

ATS