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Un abonnement de fitness prescrit par le médecin et couvert par l'assurance-maladie obligatoire: l'organisation faîtière des centres de fitness veut faire voter le peuple suisse sur cette idée. Elle a donc lancé une initiative populaire visant à prévenir les problèmes de santé.

Le manque d'activité physique et les coûts qui en résultent constituent le grand défi du 21e siècle, a soutenu Roland Steiner, vice-président de la Fédération suisse des centres de fitness et de santé (SFGV), vendredi face aux médias réunis à Lucerne. Et d'ajouter: "le médicament le plus efficace et sans effets secondaires se nomme 'activité physique'."

Récolte dès l'été au plus tôt

Avec son initiative "Oui à la médecine de l'activité physique", la SFGV veut faire enregistrer des programmes de fitness certifiés dans le catalogue de l'assurance-maladie obligatoire, au même titre qu'un traitement médical ou qu'un médicament. Ces programmes comprendraient des exercices d'endurance et de musculation.

Les membres de la fédération qui regroupe 340 des 850 centres de fitness en Suisse ont approuvé le texte d'initiative à l'unanimité. La SFGV va le déposer à la Chancellerie fédérale. Elle entend commencer à récolter les 100'000 signatures nécessaires à son aboutissement durant la seconde partie de l'année.

Prévenir avant de guérir

Au total, environ 850'000 personnes s'entraînent dans un centre de fitness en Suisse, selon la fédération. A travers son initiative, la branche veut faire progresser ce chiffre afin de contribuer à la lutte contre le surpoids, les maladies cardio-vasculaires et certaines maladies psychiques.

L'initiative n'engendrera pas la gratuité des abonnements de fitness dans toute la Suisse, assure le président de la SFGV Claude Ammann. Seuls les programmes certifiés par des spécialistes et prescrits par des médecins seront couverts par l'assurance-maladie de base.

Au lieu de se contenter de guérir, il vaut mieux prévenir en faisant davantage d'activité physique, afin que le nombre de malades diminue, confirme Lukas Zahner. Le professeur en sciences du sport à l'Université de Bâle estime à 80% la part de la population qui pourrait bénéficier d'un programme de fitness subventionné.

Santé Suisse dit "non"

Pour les caisses maladies en revanche, les abonnements de fitness n'ont rien à faire dans le catalogue de l'assurance de base. Une telle nouveauté entraînerait une hausse des primes, déclare à l'ats Paul Rhyn, porte-parole de l'association faîtière Santé Suisse. "Le fitness fait partie des dépenses courantes que chacun finance individuellement", estime-t-il.

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ATS