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La première Journée mondiale pour la fin de la pêche a réuni une cinquantaine de personnes à Genève, devant le Palais des Nations. Elles ont appelé à la fin du massacre des poissons, qui constituent 95% des animaux tués pour notre consommation.

Association Pour l'égalité animale

(sda-ats)

A Genève, une trentaine de personnes se sont couchées sous un filet de pêche pour dénoncer le carnage des poissons et autres animaux aquatiques. Cette action s'inscrivait dans le cadre de la première Journée mondiale pour la fin de la pêche.

Le happening organisé par l'association Pour l'égalité animale (PEA) a eu lieu samedi après-midi devant le Palais des Nations. Des milliers de poissons en papier avaient été collés au sol. "Non au spécisme. Donnons des droits aux animaux!", "Stop au carnage!" des poissons, crustacés, pieuvres, pouvait-on lire sur des banderoles.

"Les poissons sont innombrables. Ils sont oubliés, alors qu'ils représentent 95% des animaux tués pour notre consommation", a déclaré Pia Shazar, porte-parole de PEA. Les conditions de mise à mort dans la pêche sont atroces: asphyxie, suffocation voire éclatement en remontant des profondeurs en raison de la décompression.

Les études scientifiques les plus récentes montrent qu'ils sont des êtres sensibles, ressentant des émotions complexes et connaissant une vie sociale complexe. "Ce sont des individus à part entière, ils doivent être traités en tant que tels. Cette revendication est une question de justice", a relevé Pia Shazar.

Selon elle, cette première journée mondiale inaugure une lutte de longue haleine pour "construire un monde plus égalitaire pour tous les animaux." Une quarantaine d'organisations soutiennent cette campagne de sensibilisation des consommateurs dans une quinzaine de pays. A Genève, cinq minutes de silence ont été observées pour commémorer les 1000 à 3000 milliards de poissons tués chaque année.

ATS

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