Navigation

Une juge du Missouri refuse de reporter la prochaine exécution

Ce contenu a été publié le 20 mai 2014 - 04:28
(Keystone-ATS)

Une juge fédérale du Missouri a refusé lundi de reporter la prochaine exécution prévue mercredi dans cet Etat du Midwest américain. Celle-ci doit être la première aux Etats-Unis depuis celle qui a mal tourné en Oklahoma.

Russell Bucklew, condamné à mort pour le meurtre de son rival et le viol de son ancienne compagne, souffre de tumeurs vasculaires et de troubles circulatoires qui lui feront, affirme-t-il, endurer les mêmes souffrances que Clayton Lockett, le 29 avril en Oklahoma.

Il avait demandé le report de son exécution ainsi que le droit de faire filmer l'injection létale dans le but de "préserver une preuve cruciale" de ses souffrances en violation du Huitième amendement de la constitution qui interdit les "châtiments cruels et inhabituels".

Mais dans sa décision, la juge du tribunal fédéral du Missouri a tout refusé en bloc. Elle a qualifié d'"insuffisants" les procès-verbaux médicaux qui attestent d'un "grand risque" de suffocations et d'hémorragies du condamné en cas d'injection létale du pentobarbital, en raison de ses antécédents de santé.

Appel interjeté

Elle juge en outre que le prisonnier n'a pas le droit, en vertu du premier amendement autorisant des doléances au gouvernement, d'obtenir des informations sur le produit qui sera utilisé pour l'exécution. Ses avocats veulent en connaître l'origine et le procédé de fabrication. "Nous faisons immédiatement appel", a annoncé l'un des défenseurs.

A moins d'être suspendue en appel ou en dernier ressort par la cour suprême des Etats-Unis, l'exécution de Russell Bucklew, prévue le 21 mai à 00h01 locales (07h01 en Suisse) à Bonne Terre, sera la première à être conduite aux Etats-Unis depuis celle de Clayton Lockett. Il a succombé dans d'apparentes souffrances 43 minutes après l'injection létale de produits dont l'origine était restée secrète.

Cinq médias américains ont en outre porté plainte pour obtenir des informations sur le barbiturique utilisé dans le Missouri.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.