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Les erreurs de médication causent 20'000 séjours hospitaliers par an. La fondation Sécurité des patients Suisse veut y remédier par une charte (photo symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Les incidents liés aux médicaments et erreurs de médication conduisent chaque année à 20'000 séjours hospitaliers en Suisse. L'organisation Sécurité des patients a publié une charte pour y remédier.

Selon des enquêtes citées par la fondation, une personne sur deux en Suisse affirme prendre un médicament au moins une fois par semaine. Chez les plus de 65 ans, une personne sur quatre prend cinq médicaments ou plus par jour.

Un patient sur dix est victime d’un événement indésirable à l’hôpital, suite à des erreurs de médication ou aux effets indésirables des médicaments. Outre des souffrances généralement évitables, cela entraîne aussi des coûts élevés et inutiles.

Vue d'ensemble difficile

Plus une personne consomme de médicaments, plus il est difficile pour le patient, ses proches et l’équipe de traitement de conserver une vue d’ensemble claire des traitements pris et de ne commettre aucune erreur, écrit mardi la fondation Sécurité des patients Suisse.

Les erreurs de médication surviennent notamment lorsque le patient transite entre les différents secteurs de prise en charge: du médecin de famille au spécialiste, du domicile à l'hôpital ou de l'hôpital à la clinique de rééducation ou à l'EMS. L’admission à l’hôpital et la sortie de l'établissement sont des moments à risques élevés.

Des vérifications effectuées à cette occasion contribuent à réduire les erreurs de prescription, de posologie, d'administration et de prise de médicaments, écrit l'organisation. Ces "checklists" permettent aux médecins, au personnel soignant ou aux pharmaciens de répertorier, documenter et contrôler systématiquement et régulièrement les médicaments pris par un patient.

À la sortie de l’hôpital, les patients, médecins de famille et autres responsables du suivi médical reçoivent toutes les informations sur la médication. "Ces vérifications réduisent les erreurs et rendent la médication plus sûre", assure le président de la fondation Dieter Conen, cité dans le communiqué.

Dossier électronique du patient

La mise en place des vérifications de la médication nécessite toutefois le soutien actif des hôpitaux et des cliniques ainsi que du personnel en suffisance, souligne Sécurité du patient Suisse. Il faut également des "approches novatrices", à savoir l'interprofessionnalité, l'implication des patients et de leurs proches et des structures informatiques efficaces, comme le dossier électronique du patient.

Pour que cette mesure de sécurité devienne une réalité dans toute la Suisse, la fondation a publié une charte destinée à tous les partenaires impliqués. Jusqu'ici, une trentaine d'organisations et de professionnels l'ont signée.

Parmi elles figurent les associations des caisses-maladie santésuisse et curafutura, plusieurs associations de médecins, de personnel soignant, d'hôpitaux, de pharmaciens, celle des EMS Curaviva ainsi que les prestataires de soins à domicile Spitex et l'Office fédéral de la santé publique.

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ATS