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Stéphane Valeri met en garde contre une "concurrence européenne agressive" et dit vouloir se battre contre tout accord compromettant la priorité à l'emploi des Monégasques au profit d'une liberté d'installation des Européens (archives).

KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER

(sda-ats)

Une liste baptisée "Priorité Monaco!" a remporté la majorité au conseil national, organe associé à la conduite des affaires dans la principauté. Elle est dirigée par l'ancien ministre Stéphane Valeri, méfiant à l'égard d'un éventuel traité d'association avec l'UE.

Dimanche, 7245 Monégasques étaient appelés aux urnes pour élire leurs 24 conseillers nationaux pour les cinq prochaines années. "Priorité Monaco!" a raflé 21 sièges après une campagne marquée par des confrontations sur l'Europe, la pénurie de logements, les déficits de la Société des Bains de Mer qui gère hôtels et casinos de Monaco, ou encore sur l'avortement, non dépénalisé dans la ville-Etat.

"La question d'un éventuel traité d'association avec l'Union Européenne est fondamentale", avait prévenu M. Valeri pendant la campagne. Le nouvel homme fort du conseil national dit vouloir se battre contre tout accord compromettant la priorité à l'emploi des Monégasques, minoritaires dans leur pays, au profit d'une liberté d'installation des Européens.

Son programme évoque les risques d'une "concurrence européenne agressive". Il milite pour préserver les droits des professions réglementées, architectes, avocats, notaires, comptables, professions médicales, et les droits des jeunes Monégasques qui voudraient choisir ces métiers.

Ne pas être le "greffier de l'exécutif"

Déjà président du conseil national de 2003 à 2010, puis ministre des Affaires sociales et de la Santé de 2010 à 2017, M. Valeri a aussi martelé son ambition de tenir la dragée haute au gouvernement nommé par le prince Albert II: "Ni chambre d'enregistrement, ni chambre d'opposition", a-t-il dit, accusant le conseil national sortant d'avoir été le "greffier de l'exécutif".

A Monaco, le prince concentre les pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif. Les Monégasques ont néanmoins acquis le droit d'élire des représentants en 1911. A l'origine, le président du conseil national était désigné par le prince.

Deux révisions constitutionnelles en 1962 et 2002 ont porté le nombre d'élus à 24 et élargi leur droit de regard et leur pouvoir d'initiative ou d'amendement. Le conseil national, renouvelé tous les cinq ans au suffrage universel, ne peut cependant pas mettre en cause la responsabilité politique du gouvernement, ni le renverser.

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ATS