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La Douma, la chambre basse du Parlement russe, a adopté mardi en première lecture une loi instaurant des amendes considérables pour les personnes violant la loi sur les manifestations. Ce texte intervient après des heurts entre policiers et opposants le 6 mai.

Les députés du parti au pouvoir, Russie unie (238 sièges), ont voté pour le texte par 236 voix, et 207 députés d'opposition, principalement ceux du Parti communiste et de Russie juste (centre-gauche), ont voté contre.

Protestations

Les députés de Russie juste, un parti longtemps soumis au Kremlin mais qui a durci le ton face au pouvoir russe, ont refusé de participer aux débats. Plusieurs opposants ont manifesté devant le Parlement pour protester contre la loi. Cinq d'entre eux ont d'ailleurs été interpellés, selon la police.

"Utilisant (les événements) du 6 mai (...) comme prétexte, Russie Unie a attaqué la dernière loi plus ou moins démocratique qui nous restait", a commenté le député communiste Vadim Solovïov.

Amendes à un million

Le texte voté mardi prévoit une multiplication par 200 du montant des amendes pour toute violation à l'ordre public pendant des manifestations, les portant à un million de roubles (environ 30'000 francs) contre 5000 roubles (150 francs) actuellement. Le nouveau montant représente 3,5 fois le salaire moyen annuel en Russie.

Les organisateurs de manifestations non autorisées ou de rassemblement qui dégénèrent devront, eux, payer 30 fois plus qu'aujourd'hui, soit 1,5 million roubles (environ 45'000 francs).

Le 6 mai, veille de l'investiture de M. Poutine à la présidence, des centaines de manifestants ont été interpellés à l'issue d'affrontements avec la police qui a voulu disperser une manifestation autorisée.

ATS